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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:29

banniere TITRE zatopek PHENIX

 

 

Bonjour à toutes et tous !

 

En attendant l'écriture de la quatrième enquête de l'inspecteur Zatopek, voici quelques réflexions et sensations sur cette partie de mon écriture, la plus accessible.

 

Très prochainement, je mettrai sur le blog une chronique sur la forme de mon travail d'écriture d'anticipation, tel qu'il se dessine après quatre années de labeur et de lectures. Mais très tôt, j'ai compris qu'on ne peut réellement pas faire deux choses à la fois, en poussant trop la contradiction.

 

Il me fallait donc entreprendre en plus de 36, quai du Futur un autre type d'écriture, plus facile d'accès et qui me permettent toutefois d'aborder tous les sujets SF et porter un regard humaniste.

J'avais aussi furieusement envie de créer une série, d'écrire dans un cadre précis, rassurant, tant pour moi que pour les lectrices et lecteurs. Alors que 36, quai du Futur, même si cela reste de la SF très lisible, est basé sur l'imprévu, la pure imagination parfois.

 

Quoi de mieux alors qu'une série policière ? Les éditeurs, les lecteurs savent ce que c'est. Moi aussi, comme fervent lecteur de Simenon, Doyle, Leblanc, Leroux, et...

 

Ensuite, où la situer ? J'ai fais alors au plus simple, au plus direct. Prenant comme référence ultime Simenon, j'ai basé Zatopek en Belgique, en réalité en Europe tout entière...

Par politesse et respect, j'ai inventé un inspecteur, pas un commissaire...

 

La série se situe dans un proche avenir, entre 50 et 100 ans. Les lecteurs pas du tout habitués à la SF ne perdent ainsi pas leurs marques. La transformation de l'Europe peut être savoureuse, drôle, réaliste ou imaginative, tout en restant proche de notre temps de début de 21ème siècle.

 

Quel ton littéraire employer ? J'ai opté pour lune grande ironie, de la drôlerie aussi. Les enquêtes sont un étrange mélange entre enfance et monde adulte, entre drame et comédie. Tout mon travail étant de rendre le style unique, reconnaissable dès la première page. Là encore, je m'éloigne de 36, quai du Futur, ou chaque nouvelle, chaque roman prend une forme particulière, une narration exprimant au mieux le fond de l'histoire.

 

Dans une série policière, une fois définie la forme, on n'en change pas ! C'est ce qui fait sans doute peur à énormément d'auteurs, ce supposé "enfermement", qui n'a strictement aucun sens pour moi, puisque j'aime écrire de la série, que je m'y prépare grâce aux novelas téléchargeables sur le site de la revue belge Phenix !

Mais il faut prendre soin de bien établir un monde, une structure interne à la série qui peut durer 40, 60 romans de gare.

 

La taille du roman ! Voilà aussi ce qui distingue une série ! Le premier roman Zatopek sera écrit fin 2010, sans doute au alentour de 35 000 mots. Soit environ 10% de moins qu'un roman du Commissaire Maigret.

La forme courte est indispensable, déjà pour pouvoir en écrire 2 par an, mais aussi pour tenir compte du fait que les lecteurs ont peu de temps pour lire, en tout cas du livre.


De plus structurellement, la drôlerie convient mal à une narration, à un temps trop long. Au cinéma, une comédie dure 1h30, guère plus. Alors que Solaris ou 1900 ont besoin de 3 ou 5h pour exister !

 

Le sérieux peut se permettre la longueur, pas la drôlerie. En tout cas, c'est un risque que je ne prendrais pas.


L'inspecteur Zatopek est donc simplement une suite logique d'envie, de prise en compte de grandes caractéristique éditoriales déjà connues et de codes littéraires bien établis.

 

On ne crée pas dans le désert...

 

Dans la prochaine chronique consacrée à Zatopek, je vous parlerai plus précisément de la définition du héros, du personnage central.

A bientôt.

Gulzar

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