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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 11:56

banniere buffon internet

Aujourd'hui, préoccupons-nous de la naissance des îles...

PREUVES DE LA THEORIE DE LA TERRE.
ARTICLE XVII.
Des Isles nouvelles, des Cavernes,

des Fentes perpendiculaires, &c.

" Les Isles nouvelles se forment de deux façons, ou subitement par l’action des feux souterrains, ou lentement par le dépôt du limon des eaux. Nous parlerons d’abord de celles qui doivent leur origine à la première de ces deux causes.
Les anciens Historiens & les voyageurs modernes, rapportent à ce sujet des faits, de la vérité desquels on ne peut guère douter. Sénèque assure que de son temps l’isle de Thérasie parut tout d’un coup à la vue des mariniers. Pline rapporte qu’autrefois il y eut treize isles dans la mer méditerranée qui sortirent en même temps du fond des eaux, & que Rhodes & Délos sont les principales de ces treize isles nouvelles ; mais il parait par ce qu’il en dit, & par ce qu’en disent aussi Ammian Marcellin, Philon, &c. que ces treize isles n’ont pas été produites par un tremblement de terre, ni par une explosion souterraine : elles étaient auparavant cachées sous les eaux, & la mer en s’abaissant a laissé, disent-ils, ces isles à découvert ; Délos avoit même le nom de Pelagia, comme ayant autrefois appartenue à la mer.

Nous ne savons donc pas si l’on doit attribuer l’origine de ces treize isles nouvelles à l’action des feux souterrains ou à quelqu’autre cause, qui aurait produit un abaissement & une diminution des eaux dans la mer méditerranée ; mais Pline rapporte que l’isle d’Hiéra près de Thérasie, a été formée de masses ferrugineuses & de terres lancées du fond de la mer ; & dans le chap. 89, il parle de plusieurs autres isles formées de la même façon, nous avons sur tout cela des faits plus certains & plus nouveaux.

Le 23 mai 1707 au lever du soleil, on vit de cette même isle de Thérasie ou de Santorin, à deux ou trois milles en mer, comme un rocher flottant ; quelques gens curieux y allèrent, & trouvèrent que cet écueil, qui était sorti du fond de la mer, augmentait sous leurs pieds ; & ils en rapportèrent de la pierre ponce & des huîtres que le rocher qui s’était élevé du fond de la mer, tenait encore attachées à sa surface.
Il y avait eu un petit tremblement de terre à Santorin deux jours auparavant la naissance de cet écueil : cette nouvelle isle augmenta considérablement jusqu’au 14 juin, sans accident, & elle avait alors un demi-mille de tour & 20 à 30 pieds de hauteur ; la terre était blanche & tenait un peu de l’argile, mais après cela la mer se troubla de plus en plus, il s’en éleva des vapeurs qui infectoient l’isle de Santorin, & le 16 juillet on vit 17 ou 18 rochers sortir à la fois du fond de la mer, ils se réunirent. Tout cela se fit avec un bruit affreux qui continua plus de deux mois, & des flammes qui s’élevaient de la nouvelle isle ; elle augmentait toujours en circuit & en hauteur, & les explosions lançaient toujours des rochers & des pierres à plus de sept milles de distance. "

...

" On est donc assuré par ces faits & par un grand nombre d’autres semblables à ceux-ci, qu’au dessous même des eaux de la mer les matières inflammables renfermées dans le sein de la terre, agissent & font des explosions violentes.
Les lieux où cela arrive, sont des espèces de volcans qu’on pourrait appeller sous marins, lesquels ne diffèrent des volcans ordinaires que par le peu de durée de leur action, & le peu de fréquence de leurs effets ; car on conçoit bien que le feu s’étant une fois ouvert un passage, l’eau y doit pénétrer & l’éteindre ; l’isle nouvelle laisse nécessairement un vide que l’eau doit remplir, & cette nouvelle terre, qui n’est composée que des matières rejettées par le volcan marin, doit ressembler en tout auMonte di Cenere, & aux autres éminences que les volcans terrestres ont formées en plusieurs endroits ; or dans le temps du déplacement causé par la violence de l’explosion, & pendant ce mouvement, l’eau aura pénétré dans la plupart des endroits vides, & elle aura éteint pour un temps ce feu souterrain.

C’est apparemment par cette raison que ces volcans sous marins agissent plus rarement que les volcans ordinaires, quoique les causes de tous les deux soient les mêmes, & que les matières qui produisent & nourrissent ces feux souterrains, puissent se trouver sous les terres couvertes par la mer en aussi grande quantité que sous les terres qui sont à découvert.
Ce sont ces mêmes feux souterrains ou sous marins, qui sont la cause de toutes ces ébullitions des eaux de la mer, que les voyageurs ont remarquées en plusieurs endroits, & des trombes dont nous avons parlé ; ils produisent aussi des orages & des tremblements qui ne sont pas moins sensibles sur la mer que sur la terre.

Ces isles qui ont été formées par ces volcans sous marins, sont ordinairement composées de pierres ponces & de rochers calcinées, & ces volcans produisent, comme ceux de la terre, des tremblements & des commotions très violentes. "

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:20

Bonjour à toutes et à tous !


Comme vous ne le savez pas, mais je vous le révèle, il m’arrive fréquemment d’aller travailler sur mes textes au café, j’en fréquente deux particulièrement dans ma ville. L’autre jour, j’ai surpris, sans le vouloir vous le pensez bien, une conversation sur Tolkien…
Je vous la livre, car je la trouve, sinon parfaitement exacte historiquement, néanmoins instructive sur la fabrication de la littérature.

Tolkien au début du 20ème siècle aurait voulu, avec quelques amis, rien que moins donner à l’Angleterre productiviste, capitaliste, industrialisée, de nouveaux mythes, de toutes pièces, par la littérature Fantasy ! Dans un royaume anglican, leur objectif aurait été de le rendre catholique ! Pure délire ? En tous cas, de retour de 14-18 où il aurait perdu tous ses amis, il s’est mis à la rédaction de tout l’univers que nous connaissons, soit par la lecture, soit plus récemment et étroitement par la trilogie de Peter Jackson.

J’aime l’idée de Tolkien avait un projet, que son écriture, que je ne connais que par Bilbo le Hobbit, pleine de poésie, n’est pas anodine, mais comporte une vraie volonté, une envie de faire quelque chose qui dépasse la simple ambition d’être publié, d’écrire un livre. C’est pour moi justement l’essence même de la littérature populaire exigeante, créer du mythe, du moins une histoire différente de l’Histoire officielle fabriquée par tous types de pouvoir.
Un auteur de littérature n’a pas vocation à ne parler que de soi, mais bel et bien à s’inscrire dans une société donnée, y compris en réaction !
Après, l’écrivain(e) est libre de choisir son projet, modeste, démesuré, fou, sage, dans le genre qu’il souhaite ou invente, peu importe…

Emile Zola avec les Rougon-Macquart, Balzac avec la Comédie Humaine, Steinbeck, Aleksandr Soljenitsin, William Shakespeare, Georges Simenon, Hambâté Bâ, Marguerite Yourcenar, avaient tous un projet, il n’est pas permis d’en douter un instant… Il ne faut pas s’étonner qu’ils restent aussi lus, aussi connus. D’autres écrivains ont bien écrit aussi bien voir mieux qu’eux à leur époque, cela ne fait aucun doute. Mais sans ce projet à vocation sociale, que repousse nombre d’écrivain(e)s, réfugié(e)s dans l’art littéraire pour échapper au vaste monde et non en proposer une alternative ou l‘affronter de face.
Sans doute manquent-ils d’une vision, d’une force de travail, de mégalomanie également !

Alors bien sûr, cela “ravale” pour certains la littérature à la construction d’un objet utiltaire… Mais comment une activité humaine quelconque pourrait totalement s’asbtenir de toute utilité sociale ? L’important est de bien comprendre la différence profonde qui existe entre ces deux types de projets.
Le projet littéraire provient d’une personne ou d’un tout petit groupe de personnes, un projet économique ou politique provient d’intérêts, peu avouables ?, qui concerne parfois des millions de personnes.
L’un influence, l’autre détruit, construit, agit sur la matière, la faune, la flore et le destin des humains…

Je vous ai retrouvé un court article écrit sur Le Seigneurs des Anneaux dans les archives du blog 36...
Gulzar


http://36quaidufutur.over-blog.com/article-souvenir-du-seigneur-des-anneaux-54959528.html

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 08:19

Bonjour à toutes et à tous.

 

Chronique aujourd'hui d'un film récemment sortie en salle, Monsters, de Gareth Edwards, qui m'a étrangement déçu... Ne croyez donc pas au slogan mis en avant sur l'affiche...

 

monsters-film

 

 

Petit résumé, comme à l'habitude... Le nord du Mexique est envahi de poulpeux extra-terrestres et mis sous quarantaine. Un mur est construit par les USA pour défendre sa frontière, les populations locales sont victimes des raides aériens avec gaz, bombes censées lutter contre l'envahisseur... Un photographe, venu chercher "la photo" qui fera la une et sa fortune, est obligé de faire traverser la zone interdite à la fille du patron du journal qui l'emploie. Ils réussisent et tombent amoureux l'un de l'autre...

 

Monsters, tel qu'il nous est "vendu" se veut donc dans la lignée des films originaux qui revisitent le thème des envahisseurs extra-terrestres, dont la tête de file est District 9 sorti en 2009, film réussi.

Ce qui ne me semble pas le cas pour Monsters, qui malgré quelques qualités esthétiques, une lenteur assez agréable et une bonne volonté de départ, comporte trop de défauts narratifs pour devenir un film de référence, une oeuvre qui vous bouleverse, remets véritablement en cause notre vision de "l'autre".

 

Commençons par les qualités du film ! Il nous évite les poursuites infernales, le combat habituel entre deux civilisations. Le film n'est pas à suspens, à part deux, trois scènes, il joue plus sur le couple naissant du photographe et de la fille de riches. L'espèce E.T. est en réalité pacifique, ne cherchant qu'à vivre, ne devenant violente que sous les attaques armées, perprétrées non par les mexicains résidents mais par les USA. Les scènes dans leur ton rappellent ouvertement les guerres en Irak, Afghanistan.

 

La fin du film me semble assez réussi, très bien filmée, nette et franche, et c'est important ! Le couple, de retour aux USA se retrouve dans le no man's land, après le mur de protection. Il trouve refuge dans une station service éclairée, où deux êtres poulpeux se retrouvent pour une spectaculaire parade amoureuse...

 

Techniquement tout est bien fait.

 

A part cela, je suis désappointé par le film, qui  dans sa structure relève de clichés non travaillés, d'une paresse narrative à peine croyable pour un film soi-disant ambitieux artistiquement ! Encore une fois, le soin apporté à l'histoire elle-même est faible, au profit d'une confiance aveugle "dans l'image", qui devrait donc suffire en elle-même à créer un film...

 

Contrairement à District 9, qui part d'une idée que personnellement je n'avais jamais vu au cinéma, Monsters relève simplement de vagues intentions au départ, c'est très sensible au visionnage. 

Dans District 9, l'arrivée d'un vaisseau usine, avec des dizaines de milliers d'ouvriers, sans plan d'action, sans raison, sans volonté d'envahissement, pose une situation inédite ! Un bidon-ville se forme, qu'il faut bien gérer... Surtout, le film ne se veut pas moraliste, il montre les comportements de chacun, malgré le parallèle avec le régime d'appartheid de l'Afrique du Sud où se déroule le film.

Dans Monsters, nous avons bien compris que la guerre contre des extra-terrestres pacifiques n'est pas bien... D'ailleurs, les guerres en Irak non plus. Nous aurons pu également constater que les Mexicains sont un peuple accueillant, constitué de gens normaux, au cas où l'on en aurait douté... Les dialogues sont bien trop souvent envahis de moralisation à outrance, qui n'amène rien aux personnages, à l'intrigue.

 

Surtout, le film est dégradé par ce que j'appelle de "la fausse narration", que l'on retrouve à bon compte dans tous les mauvais films, téléfilms, voir romans ! Je m'explique à travers quatre exemples frappants.

 

Premier exemple, la morale d'une photo, sujet intéressant et très intellectuel, revient dans les conversations au début du film, entre le photographe et la fille de son employeur. Il cherche "la photo" de une, sanguinolente, d'une petite fille morte plutôt que vivante, puisque c'est cela que le journal paie cher pour mettre en première page...

Et enfin, quand le photographe trouve "la petite fille, morte" par les gaz de combat, il ne photographie pas, il la recouvre d'un vêtement... Son sens moral l'emporte... Mais pas le film ! Un personnage normalement constitué aurait pris la photo, bien sûr ! Il souffre, il risque la mort, il accompagne cette fille, forcé par son employeur, mais renonce à 50 000 dollars sans peine !

C'est à partir de l'acte fait que peut se dérouler le conflit moral, même si au final il change d'avis, que la photo ne soit pas publiée. En prônant le renoncement, l'histoire se meurt, littéralement. Le vrai conflit entre ces deux êtres formant un couple n'aura pas lieu, la crainte sans doute de devoir remettre en cause la fin heureuse...

La moralité n'est décidement pas la morale...

 

Deuxième exemple, au moment de quitter le Mexique, d'embarquer sur le ferry qui les ramènera sain et sauf, le photographe perd son passeport de la jeune femme, volé bien sûr par une prostituée mexicaine avec qui il a eu des relations après une nuit à boire téquila sur téquila...

Il est trop tard pour prendre un autre bateau. S'en suit logiquement une douloureuse scène où la jeune femme cède sa bague de fiançailles à 20 000 dollars pour payer un passage par la zne interdite et rejoindre les USA, avec une escorte armée.

Logiquement ? Mais l'idée même est absurde ! A quoi bon traverser une zone aussi dangereuse, alors qu'il suffit pour ce riche patron de presse d'envoyer un bateau, un avion, un hélicoptère pour venir récupérer sa fille, surtout que le téléphone fonctionne parfaitement ? Purquoi sa fille ne lui demande pas son aide ?

Certes, il n'y aurait plus de film, me direz-vous ! Et bien oui, c'est bien la raison qui rend la narration illogique. Lorsqu'on met en scène des personnages, il faut en assumer les conséquences, leur donner un raisonnement, un comportement logique, y compris d'ailleurs pour des déficients mentaux, des animaux, un robot, etc...

 

Troisième exemple, qui précède le second d'ailleurs. Nous avons droit, puisque le couple doit attendre une nuit le départ du ferry au petit matin, à leur virée dans le quartier populaire, à la fête "à la mexicaine", aux tequilas, aux éclats de rire. Dieu merci, je n'ai pas vu de sombreros... C'est tout à fait le genre de scène inutile, absurde même, cliché absolu, où il ne se passe rien, sinon la main du photographe sur l'épaule de la jeune femme pour bien signifier qu'une idylle est naissante... C'est d'un manque de créativité pour un film SF qui rend vraiment la vision du film pénible à ce moment, même si je comprends bien l'intention du réalisateur d'une certaine "banalité", contrastant avec la stupeur provoquée par ces poulpeux E.T..

 

Quatrième et dernier exemple d'une narration absurde, sans logique. Lors de la remontée au Nord, vers ce fameux mur entre le Mexique envahi et les USA, le couple est accompagné d'une escorte armée de quelques hommes, pas tant d'ailleurs pour les protéger "des monstres", mais plus des attaques de gaz lâchés par les avions, ce qui est assez bien vu, assez ironique.
Le souci est qu'au cours d'une conversation autour du feu, les mexicains raconte le mode de vie pacifique des dits "monstres", qu'il suffit de les laisser en paix pour qu'ils n'attaquent jamais les humains. Et voilà qu'en fuyant une attaque de gaz en voitures, ils tombent nez à nez avec un E.T. et ne trouvent rien de mieux que de lui tirer dessus à la mitraillette ! Ce qui sera fâcheux pour eux. Seul le couple survivra, ils seront tous tués.


Alors pourquoi un tel comportement aberrant ? Mais Mesdames et Messieurs, uniquement pour le confort personnel du scénariste, il n'y a aucune autre raison d'un scénario si mal ficelé au niveau du comportement de personnages... Vous me direz, pourquoi bon ces braves hommes devaient-ils mourir ? Mais pour que tout simplement le couple amoureux se retrouve seul, perdu dans cette jungle, qu'il finisse leur périple initiatique sans être encombré d'autres personnages !


Je ne conteste pas cette logique du couple solitaire. Mais alors, il fallait que cette escorte armée, très logique encore une fois dans ces circonstances, quitte le film d'une manière cohérente. Mais pour cela il fallait bien sûr travailler le scénario...
Rendre stupides ces hommes courageux, qui gagnent leur vie en aidant des gens à traverser la zone interdite, abaisse le film au rang de "navet", de mauvais films d'action, où l'on ne s'encombre pas de subtilités de scénario, sans par ailleurs que le plaisir du visionnage n'en soit parfois diminué !
Mais voilà, Monsters n'est pas un film d'action mais d'atmosphère. C'est d'autant plus incompréhensible de subir comme spectateur de telles faiblesses évidentes de narration...

Je passerai sur le temple aztèque présent dans le film à dix kilomètres de la frontière avec les USA, autre incohérence...

Encore une fois, pour un film qui se présente avec un grand souci d'une véracité de récit, de refus d'un film de monstres classique, de telles erreurs narratives ne pardonnent pas.  Monsters est au fil du temps rongé de l'intérieur par les absurdités scénaristiques. Le film n'est pas désagréable, comme l'on dit, mais oscille sans cesse entre le refus du film "grand public" et une volonté de faire "intelligent" mais sans en avoir les moyens intellectuels...

Surtout, pourquoi donc opposer grand public et intelligence ? C'est sans doute ce qui est le plus déplaisant dans ce film...
Gulzar

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 08:38

Bonjour à toutes et à tous.

 

Aujourd'hui, une jolie photographie de famille, réunissant trois robots martiens de la NASA ! Elle nous offre surtout la possibilité de ressentir au mieux les dimensions des engins...

 

robots martiens NASA

 

Celui de droite n'a pas encore quitter la Terre, mais devrait être sur la planète rouge en 2012 je crois. La différence de taille entre ces trois engins est bien sûr la plus frappante. Mais l'on peut aussi noter quelques caractéristiques intéressantes.

D'abord l'absence de panneaux solaires sur le futur explorateur ! Disposerait-il alors d'un système de batteries alimenté autrement, ou bien alors les panneaux ne sont pas encore installés ?

Ensuite, le système de liaison des roues est différent, permettant de franchir plus d'obstacles, puisque le moyeu n'est plus au milieu de la roue, comme pour les deux autres engins, mais situé largement au-dessus !

 

Ces trois merveilles de simplicité et d'ingéniosité à la fois ont de glorieux ancêtres, notamment les deux sondes VIKINGS envoyées sur Mars dans les années 70 avec succès par la NASA, mais qui ne possédaient aucun moyen de se mouvoir.

La véritabe filiation provient de la défunte URSS, qui surmontant la déception de n'avoir pas marché la première sur la Lune, lança avec succès en 1970 un robot motorisé, le Lunokhod, piloté en temps réel depuis la Terre, une extraordinaire première à l'époque !

 

lunokhod 1 russe robot lunaire 1970

 

L'engin a parcouru plusieurs kilomètres, récolté des données. Au-dessus de la "grosse marmite" s'ouvrait un couvercle muni de panneaux solaires. Une fois dans la nuit lunaire, sans plus apport d'énergie solaire, le couvercle se refermait, protégeant l'intérieur d'un très grand froid...

Le principe de roues, lui, n'a quasiment pas changé... Les roues ultra-légères faisaient office de suspension, idée toujours dans l'air pour de futurs engins mobiles.

Gulzar

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 06:23

fred g 03

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:38

Bonjour à toutes et à tous ! 

 

Je tente donc mon premier dossier pdf à télécharger !

Il s'agira donc de la chronique du film d'Alain Resnais Mon oncle d'Amérique, de 1980, augmentée d'une annexe qui serait trop longue à mettre sur le blog mais passionnante à lire.

 

mon oncle amrique dvd

 

Une oeuvre qui m'a vraiment passionné, puisqu'elle mêle fiction et documentaire scientifique, une narration vraiment originale !

 

J'espère que cette forme pour les chroniques ou dossiers importants vous satisfera. Vous pourrez ainsi les lire sur votre ordinateur ou tablette numérique quand vous le souhaiterez, également les diffuser autour de vous, en n'omettant pas de mettre un lien bien sûr vers 36, quai du Futur !


http://sd-5.archive-host.com/membres/up/f243bdea8af06578a36f60fb2d8ef8e97e8323d6/Gulzar_Dossiers_FILMS/DOSSIER_36_mon_oncle_amerique_Resnais.pdf

 

De prochains dossiers sont en écriture. J'essaierai également de mettre sous forme téléchargeable de longues chroniques intéressantes du blog 36 déjà mises en ligne, selon le temps disponible...

N'hésitez pas à me laisser votre avis sur ces dossiers pdf !

Bonne lecture à vous.

Gulzar Joby

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:25

Bonjour à toutes et à tous !

 

florent chavouet image 3

 

Je vous invite à découvrir aujourd'hui un formidable travail d'illustration de Florent Chavouet sur le Japon ! Dans ma quête incessante d'informations de tous ordres sur ce pays, j'ai découvert cet auteur en librairie BD. Rarement, j'ai vu un tel souci du détail, un maniement du crayon de couleur aussi fin !

 

florent chavouet banniere blog

 

 

Une visite sur son blog s'impose, où la cuisine japonaise tient une grand place !

http://florentchavouet.blogspot.com/

 

 

Mais lisez aussi ses deux magnifiques livres de dessins !

 

florent chavouet couv Tokyo

 

florent chavouet livre promo

 

Merci encore à Florent Chavouet, que je ne connais pas !, pour son patient et admirable travail ! Un peu de son oeuvre graphique se retrouvera dans le premier roman de 36, quai du Futur se déroulant au Japon...

Gulzar

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:00

Bonjour à toutes et à tous !

 

Courte chronique bande dessinée aujourd'hui, portant sur trois séries en cours ayant comme structure narrative l'uchronie.

 

Commençons par la série en cours Nico, tome 1 et 2, de Berthet et Duval, aux éditions Dargaud. Il s'agit d'une uchronie, commençant en 1947, prolongeant toutefois la guerre froide entre l'URSS et les USA. Trois soucoupes volantes tombent du ciel, deux dans les superpuissances de l'époque, une troisième au large de Cuba...

 

nico-1


L'on y retrouve pêle-mêle en 1966 Staline et Kennedy toujours vivants, Castro qui a échoué, Bob Dylan kidnappé par Eisenhower devenu chasseur de trésors et désirant sa revanche sur Washington qui a préféré en 1947 révéler l'existence de la soucoupe plutôt que de garder le secret... Nico est une fillette recueillie dans l'Allemagne de 1945 sous les bombes de Berlin, devneu espionne américaine, cherchant sa mère de l'autre côté du rideau de fer.

 

nico-2


L'ambiance graphique est sympathique, oscillant entre l'aventure à la Jacobs, parfois avec une sensation de Lefranc de Jacques Martin, série qui m'a toujours séduite par le sérieux de sa narration. Dans Nico l'on retrouve toute la panoplie du roman d'espionnage et SF de gare, les jolies filles, l'inventeur génial, l'apprenti dictateur, les soucoupes de Roswell, les voitures volantes, les bases sous-marines...


nico dessin

Malgré un plaisir de lecture dû au dessin, j'ai éprouvé un certain malaise à lire cette série. Toutes les références historiques sont littérales, banales, déjà vues cent fois. Parfois les dialogues sortent directement du dictionnaire ou du manuel d'histoire ! Ce qui produit l'impression désagréable que cette bande dessinée est à destination de gens incultes, à qui il faut tout expliquer... Alors que certainement dans l'esprit des auteurs et de l'éditeur, il s'agit bien plus de créer une complicité avec le lecteur !

 

Au final, objectivement, malgré encore une fois certaines astuces de scénarios qui se tiennent et un dessin agréable, j'ai cherché la créativité dans cette série, car uchronie signifie tout de même recréation du monde !

Je ne l'ai pas trouvé... Les auteurs n'ont semble-t-il rien amené à eux dans cette série, rien inventé de vraiment frappant, donné aucune perspective vraiment nouvelle.

Dans ce sens, Nico est une série décevante je trouve... Toutes ces références ne sont en aucun cas une analyse, une vision de la guerre froide ou de l'irruption de technologies extra-terrestres. Certes l'avion supersonique et le disque laser apparaissent un peu plus tôt, mais c'est anecdotique !


En réalité, cette série évacue, malgré les apparences, toute forme de politique au profit d'un récit familial, d'espionnage et de personnages sans grande consistance... Nico multipliant les références ne fait que nous perdre dans une Histoire dont nous ne comprendrons pas mieux les tenants et aboutissants après avoir lu la série.

 

La série Jour J, au dessin vraiment sans intérêt, le dessinateur changeant à chaque tome, possède par contre d'intéressants scénarios d'uchronie plus pertinents, où les auteurs ont fait preuve de plus d'effort de documentation non pour l'exposer mais pour s'en nourrir ! Jugez d'après les couvertures !

 

Jour J tome 1

jourj tome 2

 

Je n'ai lu que ces deux premiers tomes, où russes et états-uniens font la paix sur la Lune, fumant leur petite production de cannabis, tandis que les intellectules français sont mis à contribution dans Paris divisé en deux, tel Berlin ! Les idées me semblent déjà remettre plus en cause notre Histoire telle que l'on nous la raconte...

La suite paraît intéressante également !


Jour j tome 03

jour j tome 4


Pour l'un des prochains tomes, l'on retombe malheureusement dans l'asssassinat de Kennedy, encore une fois...

Mais attendons de le lire !

 

jour j tome 5

 

La troisième série, dont je n'ai encore lu que le premier tome je l'avoue, que je voudrai évoquer dans cette chronique est La brigade chimérique, réalisée à quatre auteurs, avec au scénario Serge Lehman et Fabrice Colin, au dessin Gess et à la couleur Céline Bessonneau. Publiée par L'Atalante, plus habitué aux romans d'habitude, la maison d'édition nantaise a su là donner à lire une oeuvre qui me paraît déjà plus originale, bien que reprenant certains codes habituels de l'uchronie.

 

brigade-chimerique-1

 

Le petit format, certes agréable en mains, ne permet pas une lecture aisée ! L'image est petite, mais je me suis laissé prendre je dois dire à cette histoire de super héros européens, nés du désastre de la première guerre mondiale, êtres transformés par les gaz de combat. Au coeur de la série désormais complète de 6 tomes, se trouvent des enjeux tant politiques qu'idéologiques et économiques. La série se veut créer un genre à elle toute seule, le Radiumpunk, comme il existe le genre bien connu de Steampunk basé sur la machine à vapeur ! Le mot est joli !

 

BrigadeChimerique planche

 

Encore une fois, je ne puis vous offrir une chronique complète sur la série, n'ayant lu que le tome 1, mais cette volonté non de reprendre les codes d'une époque mais de mélanger deux cultures, le récit rationnaliste européen et la narration à l'aide de super héros à la moralité manichéenne donne il me semble une oeuvre plus orginale et plus ambitieuse que les deux premières de cette chronique... Même si l'on retrouve encore l'idée de reprendre des personnages connus, comme les Joliot-Curie, les codes des nations de l'époque, tant graphiqument que narrativement, l'on sent un sens du délire, une audace salutaire, qui ne nous fait pas regretter d'avoir ouvert le livre !
brigade chimerique planche 2

Graphiquement, le découpage des cases est aussi très intéressant, proche logiquement des Comics américains, notamment par la couleur, mais aussi avec une simplicité proche de la bd française traditionnelle, la forme exprimant utilement le fond !

 

Promis, pour 2011, je vous écrirai la chronique de l'intégral de La Brigade Chimérique !

 

Alors comment conclure sur l'uchronie en bande dessinée ?

Il me semble d'abord que ce genre peut vite conduire à une certaine facilité, puisqu'il s'agit d'abord d'un jeu, bien jouissif il faut le reconnaître, où tout est bon à mettre dans le récit, où tout semble permis ! Trop de liberté demande alors une forme narrative puissante pour ne pas se perdre.

De plus, à mon sens, l'uchronie pour être agréable et surprenante doit aussi ne pas tomber littéralement dans le "manuel d'histoire trafiqué"... Nous autres lectrices et lecteurs n'avont peut-être pas envie de retourner sur les bancs de l'école lorsque nous lisons une bande dessinée !

 

Modifier l'Histoire, ce qui revient à en être très proche en réalité, s'en échapper et faire preuve de narration réellement originale semblent donc deux logiques pas évidentes à réunir dans le même récit. Mais après tout, pourquoi l'uchronie demanderait moins d'effort que l'anticipation ?

Gulzar

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:12

Bonjour à toutes et à tous !

 

Je vais à présent entreprendre de vous parler d'un livre que je n'ai pas lu..! Mais il me semble intéressant de le signaler pour le moins.

Il s'agit de Total Recall de Gordon Bell et Jim Gemmell, aux éditions Flammarion, ouvrage qui vient de sortir en librairie.

 

total recall gordon bell

 

Gordon Bell, chercheur qui gravite dans l'orbite de Microsoft, fait là oeuvre de prédiction de notre futur vie numérique. Prenant comme hypothèse la baisse constante des prix des mémoires, de l'amélioration et de la miniaturisation des capteurs de toutes sortes, il pense qu'il sera très bientôt possible à un être humain d'enregistrer sa vie entière sous une forme numérique accessible à lui, à sa descendance ! Une forme de journal intime poussé au paroxysme, qui bien entendu poserait des problèmes existentiels, juridiques, philosophiques assez inédits.

Personnellement, Gordon Bell aurait lui aussi commencé à enregistrer sur disque dur, scanner tous ses écrits, tout ce qu'il mange (je suppose les emballages, les facturettes...), ce qu'il voit...

 

total recall gordon bell revue

Est-ce effrayant, jubilatoire, réaliste, grotesque ? Quel est surtout l'objectif de cette démarche qui finalement ne paraît pas si folle technologiquement, d'où sans doute l'intérêt du livre ?

Dans l'esprit de ses "visionnaires", le "Total Recall", ou "mémoire totale" en français, permettrait d'objectiver notre vie... D'obtenir une meilleure productivité (de quoi ?), une espérance de vie accrue (comment ?), une forme d'immortalité sur Terre (nous y voilà !)...

 

Cette idée d'une vie mémorisée (images, sons, relevés corporels, etc...) relève sans doute de l'idéologie développé depuis quelques temps dans le monde anglo-saxon mais qui se diffuse un peu partout, de "L'Homme Amélioré ou Augmenté", technologiquement s'entend.

 

Ce qui est troublant reste aussi cette volonté d'accumulation, de tout garder, tout concerver, comme si la vie n'était plus un passage, un flux, mais une montagne de données... Car il ne s'agit pas là de la volonté des bibliothécaires de la Grande Bibliothèque d'Alexandrie et de ses suivantes d'archiver le savoir humain, les livres essentiels, mais la vie de tout à chacun, la banalité absolue...

 

Il est bien agréable, nécessaire de se savoir utile. De là à conserver nos vies pour les générations futures... Sommes-nous donc tous des chefs-d'oeuvres en péril qu'il faudrait sauver, garder trace ? Si tel est le cas, alors effectivement, le sens de l'Humanité va changer ! Fini le collectif, vive l'individu !

 

Alors, il convient d'être un peu honnête intellectuellement. Cette volonté d'accumulation frôlant l'absurde n'a pas attendu l'apparition du numérique pour exister. Sans parler de collectionnite aigüe de particuliers, L'INA conserve des dizaines de milliers d'heures de programmes audiovisuelles dont on peut douter de leur importance... La Bibliothèque de France conserve en théorie tout ce qui est édité, mais au nom de quelle logique ? Pourquoi tout garder en un seul endroit ? Certes, cela intéresse les historiens, mais c'est bien tout...

 

L'invention de la photographie argentique, puis numérique, du cinéma amateur Super 8 puis vidéo, nous a permis de garder des traces inédites de nos proches, de nous les rendre encore étrangement présents même décédés.

 

Les partisans d'une mémorisation totale, parfaite, de nos vies n'ont donc pas "inventé" cette tendance de conservation d'instants de vie, d'accumulation de traces. Ils la prolongent, l'emmène vers une perfection, un absolu, une folie peut-être... Surtout, me semble-t-il, ils changent la notion même de Culture, d'échange entre les êtres humains.

 

Alors faut-il lire Total Recall ? Pas forcément nécessaire, mais en tous cas, il faut bien savoir que les puissances créatrices d'informatique, de numérique crèent notre monde de demain, du moins une large partie, sans trop nous demander notre avis...

 

Surtout, la fascination qu'exerce le numérique et ses possibilités dantesques sur le commun des mortels nous empêchent de bien réfléchir, de parvenir à définir un objectif de développement maîtrisé, un refus également de certaines possibilités. 

Le numérique n'aura rien de démocratique, soyons-en sûr. L'important surtout est de ne pas calquer nos vieilles représentations de dictatures avec militaires et chars d'assaut sur un mode de contrôle qui a dépassé cela depuis bien longtemps...

 

Oh, bien sûr, il nous restera la possibilté de ne pas acheter tous ce fatras numérique... Mais qui va résister à la tentation, à la pression sociale, avec quelle mode de pensée ?

Gulzar

 

Pour en savoir plus, un excellent blog tenu par un journaliste, Sur mon écran radar !

http://monecranradar.blogspot.com/2011/01/total-recall-votre-vie-numerisee-pour.html

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 18:49

Le film Tron sera bientôt visible sur les écrans européens d'ici quelques jours, mais la firme Mercedes-Benz n'a pas attendu pour dévoiler un prototype inspiré du design lumineux qui caractérise les deux longs métrages, l'original comme la suite de 2010.

 

Mercedes-Tron-3

 

Sans doute pourra-t-on voir cette auto futuriste, assez réussi au demeurant, au salon de Genève. dans le noir, bien évidemment...

 

Mercedes-Tron-5

 

Après Audi présent dans des films de Science-Fiction hollywoodiens, Mercedes tente donc à son tour d'apparaître comme une marque d'avenir à peu de frais...


Ce lien entre ciném, série télévisée et industrie automobile est bien connu, tant dans le libre choix des réalisateurs des automobiles vedettes elles aussi de films que dans le sponsoring plus au moins discret..

Quand dans un feuilleton français, la rue est entièrement occupée de Peugeot ou de Renault, ce n'est pas un hasard... La publicité qui n'est pas perçue comme telle serait-elle donc la meilleure ?

 

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