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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:46

Nouvelle version du Carfard Cosmique

Bonjour à toutes et tous !
En cette rentrée 2009, allez découvrir la nouvelle version du cafard Cosmique, site d'info sur la littérature d'Imagination. L'équipe passe au professionalisme, avec de la publicité ciblée.

www.cafardcosmique.com

J'aime bien ce site, notamment pour ces dossiers, ces biographies d'auteurs.

Visitez aussi
www.generationscience-fiction.hautetfort.com/

où vous retrouverez de bonnes chroniques de Sylvie Denis, Claude Ecken, Robert Wagner, Ugo Bellagamba, et d'autres !
Sans oublier Actu SF...

A bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:22

Bonjour à toutes et tous.


Voici une rareté cinématographique je pense, que je n'ai trouvé qu'en VHS. Comme je cherche systématiquement à visionner tous les films proche de la SF, je suis tombé dessus. C'est l'intérêt de vouloir tout connaître...

il s'agit d'un film d'anticipation, Demain les mômes, coproduit par FR3 en 1976, de Jean Pourtalé, avec Niels Arestrup. Sans en dire trop, une catastrophe, sans doute de type guerrière, tuent quasiment tout le monde, laissant un adulte face à quelques enfants...
Noté la similarité avec le titre du roman de Simak, Demain les chiens, où les canidés succèdent aux humains...

 

 

demain les momes

 

 

Autant le dire tout de suite, le film tant dans l'écriture que la réalisation, se tient bien. L'histoire n'a rien de vraiment nouveau dans le thème, un fléau décimant l'Humanité en quasi totalité, mais le style très sec de l'image et du montage, le détail de la trame narrative, le jeu des acteurs loin de tout larmoiement et une fin sans trace de pitié m'ont plu.

C'est tellement rare un film d'anticipation à la française, tourné dans une région quasi désertique du sud du pays.

Il m'a fait pensé par certains côtés à La semence de l'homme de Marco Ferreri, autre rareté cette fois disponible en dvd, sur le même thème de survivants isolés après une catastrophe, dans le cas du film italien une grippe si je me souviens bien.



L'un des points forts de Demain les mômes est que la catastrophe n'est pas expliquée... Elle n'est qu'un son strident, façon cigales, qui tuent la population... Et c'est très bien comme cela. Arme meurtrière, phénomène naturel ou E.T. ?
Il y a aussi la complémentarité et l'opposition entre la campagne (où habite le personnage adulte) et la ville (où il va se ravitailler).
Et bien sûr, il ya cette dizaine d'enfants qui traîne avec eux un adulte, faible d'esprit, qu'ils consente à nourrir.

Tout l'art du film est de ne surtout pas les individualiser trop tôt. Ils sont filmés de loin, pas encore tout à fait comme une menace, mais déjà comme autres, étrangers au monde disparu, où l'adulte était Roi... Leurs visages n'apparaissent qu'au bout d'une demi-heure.
C'est très étonnant comme le personnage de Niels Arestrup, vivant dans sa maison de campagne, ne va pas au-devant des enfants pour s'inquiéter de leur santé, leur donner à manger ; mais reste en retrait.
Déjà, il craint leur présence.



Chacun reste chez soi. L'adulte dans sa maison, les enfants dans la grange en face. Le  point d'eau devient alors le premier lieu de rencontre...
Ensuite, tout va s'enchaîner, pour le pire... L'adulte tente en vain de refonder le monde d'avant, celui de la subordination de l'enfant à l'adulte... Même si l'adulte conduit un gros 4x4 jaune utilitaire qui ressemble à un jouet.

Je ne vous raconte pas le film en détail, essayez de le visionner. Ce n'est pas virevoltant, mais c'est très honorable, très cohérent, proche aussi du cinéma de David Cronenberg je trouve dans l'exploration jusqu'auboutiste d'un thème, mais tourné dans le Gar ou l'Ardèche.

Si vous connaissez d'autres films rares comme Demain les mômes, n'hésitez pas à me les signaler, ainsi qu'aux autres lecteurs du blog.

Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:16

Bonjour à toutes et tous !


Un grand classique pour aujourd'hui, THX 1118, réalisé par Georges Lucas au début des années 1973, que je viens de revisionner après l'avoir vu en salle il y a une quinzaine d'années. Je me souviens encore de cette sensation d'avoir regardé une oeuvre formidable, à laquelle je ne comprenais pas grand chose !

 

AfficheTHX

Comme toujours, je ne vous raconterai pas l'histoire ! J'ai sutout envie d'évoquer le formidable souci esthétique du film. Pratiquement chaque plan marque l'esprit, imprime sa marque sur la conscience du spectateur. autant l'histoire est simple, voir simpliste mais poussée à fond dans sa logique, autant chaque détail compte.

C'est profondément une atmosphère oppressante, autre, qui se dégage du film, plus qu'une histoire. La formidable croyance dans la puissance de l'image est vraiment enthousiasmante !

Comme sans doute pas mal d'amateurs de bon cinéma, je regrette les rajouts de scènes fabriquées en numérique dans la version récente que j'ai visionnée... Elles n'amènent quasiment rien, sinon à troubler l'esthétique du film ! C'est très étrange comme démarche, hormis l'intérêt commercial de relancer le film par un peu de nouveauté à tout prix...

Quand une oeuvre est finie, mieux vaut en faire une autre...
Et quelle oeuvre prophétique ! Ce contrôle à travers un réseau de caméras et de médicaments ressemble vraiment à celui de notre époque, du moins dans les endroits du globe urbanisés. D'ailleurs à y réfléchir, je me demande si le film évoque une société ou une entreprise privée qui emploie une population souterraine ? Une espèce de démence industrielle ou la population travaille à fabriquer les robots policiers qui vont les surveiller et les punir...

C'en est presque trop dans l'opression ! Mais pourtant cela fonctionne ! Car THX 1138 est un film horrifique, portant non sur le surnaturel, mais le matériel...
C'est vrai, pourquoi un film social devrait être réaliste à tout prix ? Pourquoi il devrait absolument se dérouler de nos jours ?
THX 1138 est une allégorie de nos sociétés industrielles capitalistes rimant avec dictature. Le film pourrait se passer en Chine...

Quoi tirer de THX 1138 pour mon écriture ?

Pour l'écriture de scénario de films, rien à dire ! C'est une formidable stimulation à bien faire, à se soucier de chaque détail ! C'est un film à voir et revoir !

Pour l'écriture de nouvelles et romans, cela me trouble beaucoup plus...
En effet, je porte surtout mon effort sur la trame narrative, sur les idées de base afin d'atteindre une grande qualité, et susciter l'intérêt du public et des éditeurs.
Mais cela me pousse à négliger le style, à en faire une conséquence directe de l'histoire ! Ce n'est peut-être pas si bête après tout, autant ne pas développer un style gratuit !

Néanmoins, c'est devenu un handicap... Mes deux correcteurs me le disent assez souvent ! Je dois donc corriger mon attitude, et vraiment chercher à "mieux écrire".

Le fait de passer de 30 à 15 nouvelles environ par an va m'y aider ! Désormais, je vais encore rajouter une couche supplémentaire de travail sur chaque texte.
Cela pourrait se résumer ainsi :
1   idée
2   trame narrative
3   documentation
4   écriture spontanée
5   relectures trame narrative
6   relectures langues (étrangères, vocabulaire technique)
7   relectures style
8   réécriture après avis de mes correcteurs
9   relecture orthographique

A très bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:00

Bonjour à toutes et tous !

 

Petit souvenir de Tolkien...
Pour tout vous dire, je n'ai lu que Bilbo le Hobbit il y a bien longtemps, ne connaissant la suite que par le cinéma. Je suis d'abord attiré par la SF avant la Fantaisie !

Néanmoins, au-delà de l'ampleur littéraire de cette oeuvre, cette fresque a vraiment deux caractéristiques essentielles qui fondent la trame narrative. Je recherche désormais cette fameuse trame qui m'obèsde dans toutes les oeuvres que je lis ou visionne ! Il faut savoir admirer le travail des autres !

Tout d'abord, les héros principaux sont ce que l'on pourrait nommer des valets de ferme, des gens de petite condition, des anonymes, qui au début ont peur de leur ombre, et n'ont nulle envie d'aventure dangereuse... L'identification est donc très contemporaine. Nous sommes loin des contes avec des princes, des princesses, des dragons. Nous sommes au côté du peuple, d'ailleurs utilisé par les puissants, puisqu'ils vont au combat à leur place !
Ce n'est pas un conte de fées que nous lisons. C'est un monde reflet du nôtre, si proche et si lointain à la fois. De ce que je perçois du Seigneur des Anneaux, c'est vraiment la force de cette oeuvre. Il n'y a pas de sensiblerie inutile.

Mais il ya encore plus fort ! Si l'on analyse au fond, Tolkien a trouvé une astuce de narration vraiment très fondatrice de l'ensemble du récit.
Sans vouloir résumer, c'est guère possible, disons que c'est la perte et la recherche de symbole du pouvoir, les anneaux, qui déclenche l'histoire, qui en est le noeud, le moteur.
Hors le symbole traditionnel du pouvoir, c'est une couronne, un sceptre, une épée ! Guère voir jamais un anneau, plus utilisé historiquement comme moyen d'authentification de courrier sur un sceau de cire.

Et c'est là où le décalage d'utilisation est très fort ! Car comment perdre une couronne qui tombe d'un cheval dans les bas-côtés, une rivière ? Comment un valet de ferme pourrait ignorer à qui appartient une épée mythique, richement décorée ? Qui ignore l'usage d'un sceptre ? Personne.
Le Seigneur de la Couronne ne pourrait exister... Tout le récit tient sur le fait que la perte physique des anneaux est possible ! Que tout le monde tient ces anneaux pour partie négligeable, ne reconnaît pas leur pouvoir !
Que l'on peut les dissimuler dans ses poches...

Sans cela, la fresque devient impossible à écrire... Tout repose sur ce choix initiale des anneaux comme support du pouvoir.

C'est cela la force d'une trame narrative qui tient debout. C'est remettre en cause les récits traditionnels, tout en les aimant, les respectant. C'est trouver l'astuce !

L'astuce, l'idée fondatrice, la vision qui arrive en une seconde pour une oeuvre qui demandera des mois, voir des années de travail, correspond pour moi à la clé centrale d'une voûte, qui s'en cela s'écroulerait...

Sur cette réflexion architecturale, je vous dis à bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:57

Fin des vacances et zombis !

Bonjour à toutes et tous !
Je suis donc de retour de vacances !
Histoire de me détendre avant de reprendre le rythme d'écriture, j'ai visionné un film de Georges Romero, Zombie, un classique de 1978 conseillé par l'un de mes correcteurs.

J'ai bien fait...

Franchement, les films et la littérature d'horreur ne sont pas ma tasse de thé. Mais Zombie est vraiment remarquable par le soin apporté à l'histoire, aux personnages, au cadrage. Même si vous n'aimez pas ce genre de film, je vous le conseille malgré tout !
Cela fait tant de bien d'aller vers ce que l'on ne connaît pas.
 
Pour résumer, par manque de place en enfer, les morts reviennent en masse sur Terre, tentent de manger les vivants qui a leur tour s'ils sont mordus deviennent des morts-vivants. Un couple accompagné de deux soldats des forces spéciales s'enfuit en hélicoptère, et trouve refuge dans un immense supermarché...

Comme d'habitude, je ne vous dirai rien  de la suite pour ne pas la déflorer. Néanmoins, l'utilisation d'un centre commercial comme lieu de refuge contre les morts-vivants est très juste. Voir ces centaines d'êtres se mouvant avec lenteur sur les parkings, les galeries, anciens consommateurs revenant sur le lieu qui comptait le plus pour eux, tandis que notre quatre héros profitent des largesses des magasins est saisissant !

Car les morts-vivants ne retournent pas chez eux, ils vont faire des courses... Comme si leur vie passée ne se résumait qu'à la consommation...

Le film est vraiment basé sur le comportement humain, sur les modes de vie occidentaux, pas sur un pure fantasme d'histoire sanguinolente.
Un grand nombre de morts-vivants au maquillage pâle trouve même une personnalité, le temps d'un plan très court avant de se faire tirer dessus...

Sans évoquer ses qualités cinématographiques, Zombie donne une bonne leçon de narration je trouve.
Peut importe votre envie ou idée de base, qu'elle soit ultra rationnelle ou farfelue, gratuite. Il faut pousser votre logique jusqu'au bout, et trouver l'endroit idéal pour la mettre en scène.
Avant d'écrire un scénario ou un roman, une nouvelle, c'est vraiment l'essentiel à avoir, une idée simple, un lieu.
Les détails viendront avec l'écriture !

Il ne faut pas aussi se tromper de sens. Par exemple, la grande qualité  de Zombie, c'est que les morts-vivants certes sont à la base de l'histoire, mais on se concentre beaucoup plus sur les vivants ! Sinon, le film serait superficiel.

Zombie fait également irrésistiblement penser à Brume, une novela de Stephen King qui elle aussi se déroule dans un supermarché, même si elle est beaucoup plus effrayante que le film de Georges Romero...

Plus le temps passe, plus je pense que la SF a beaucoup à apprendre du fantastique, de l'horreur. Il y a souvent je trouve une qualité de simplicité dans ces histoires que les écrivains de SF ont parfois du mal à accepter. Car plus c'est compliqué, plus c'est meilleur paraît-il...
Opéra de l'Espace, quand tu nous tiens !
Le court roman Mille milliards de tapis de cheveux est tout à fait représentatif du genre de livre actuel qui me plaît. tout développer sur une idée simple, presque absurde, à peine croyable...

Revenons donc à des livres de SF simples, ce qui ne veut pas dire simplistes... Et je ne pense pas qu'aux auteurs et éditeurs en écrivant cela, mais aussi au public, qui n'a pas toujours le temps et le goût de lire 1 000 pages de saga...

A bientôt.
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:48

Bonsoir à toutes et tous !

Cette semaine, j'ai visité pas mal de site consacré au cinéma, et trouver une vingtaine de films de SF, ou approchant. J'ai communiqué la liste à la bibliothèque de mon quartier pour qu'ils les achètent ! Autant que tout le monde en profite... Je fais de même avec des BD ou des romans. Les bibliothécaires sont déjà très cultivé(e)s en général, mais ils apprécient les bonnes idées, les goûts des emprunteurs.
N'hésitez pas vous aussi  à faire votre liste !

En attendant l'arrivée de raretés, j'ai emprunté "A scanner darkly" réalisé par Richard Linklater d'après "Substance mort" de K.Dick. le traitement est original, de la pellicule peinte apparemment.


 Ce film m'évoque plus généralement le plaisir et la difficulté de traiter la littérature de SF au cinéma. Sujet qui m'intéresse au plus au point, car à partir de 36, quai du Futur, je commence à sélectionner certains thèmes, certaines nouvelles dont je sens la portée cinématographique.
Je vois mon métier au-delà du mot "écrivain". Fondamentalement, je raconte  des histoires, qui peuvent être une nouvelle, une novela, un roman, un film.

L'une des étapes de mon travail est donc de noter toutes idées de films par de petites fiches, de légers synopsis, sans aller jusqu'au scénario de long métrage. Des idées susceptibles d'être acceptées et financées en France surtout !!!

Peu de lieux, d'acteurs, un sujet qui traite des rapports amoureux, des femmes, de la beauté... Mais de la vraie SF !! Il faut être malin, tenir compte de l'aversion d'une large partie de nos compatriotes pour l'Anticipation...
Restons bien parisien, coulons-nous dans la société existante, et peut-être il deviendra possible de financer de la SF cinématographique en France...
Je vous recommande chaudement dans cette démarche le récent "Renaissance".

Je me suis préparé à la partie cinéma de mon métier d'écrivain SF en écrivant et réalisant déjà quelques courts-métrages. Rien ne faut le terrain pour apprendre !
Fondamentalement, je crois vraiment qu'un écrivain ne doit pas avoir peur de l'image, en tous cas artistique !
Quand on a peur, on est déjà mort...

 

Mais passons au film !
A Scanner darkly de Richard Linklater, de 2006, chez Warner.

Première précision, je n'ai pas lu encore "Substance mort" dont est tiré le film ! J'ai lu pas mal de nouvelles et 4, 5 romans de Dick, mais pas encore celui-là...
Impossible donc pour moi de comparer livre et film, mais je connais tout de même l'univers de cet auteur, furieusement loin de tout Space Opéra, ce que j'apprécie particulièrement.

Bon. autant vous le dire tout de suite, le héros, policier à la brigade des stups luttant contre la drogue M, est joué par Keanu Reeves...
Non que ce soit un mauvais acteur, mais on a l'impression qu'il est dans tous les films SF à grand spectacle !

Sauf que pour une fois, "A Scanner darkly" n'est pas un film à grand spectacle. Il faut être très attentif, très concentré pour le savourer.
L'histoire est assez simple dans son principe, mais asez vertigineux dans son principe. Un agent des stups se surveille lui-même, car ami de traficants minables, et est manipuler par son supérieur dont il ne connaît pas l'identité, mais que nous connaîtrons à la fin. Chaque agent des stups porte une tenue qui les rend impossible de les identifier...

Et le grand intérêt de ce film, son idée centrale, est que l'image pelicule est peinte. Nous avons donc une peinture animé, chaque plan, chaque décor, chaque personnage étant redessiné à grands traits noirs, d'aplats de couleurs. C'est en quelque sorte la même méthode que pour les personnages de TRON, mais réalisé plus finement à l'ordinateur, et non à la main par des centaines de dessinateurs !

Le résultat n'est pas forcément immédiatemment séduisant. L'on perd un peu le jeu des acteurs. Mais très vite, le sens de ce travail apparaît sur les tenues furtives des agents des stups. En effet, loin de tous effets numériques, le dessin permet de faire changer le visage, les vêtements toutes les secondes ! C'est assez fascinant comme perte de repères, on retrouve là l'univers trouble de Dick !

La forme visuelle du film permet donc de ne pas trop perdre de la littérature. Et c'est appréciable ! L'on ne se retrouve pas avec un film sur la drogue, vaguement SF avec deux trois gadgets...
Mais avec un film étrange, proche de notre univers, mais "autre" tout de même. Oeuvre intéressante donc. Qui arrive à assumer le fait qu'un film, ou un livre, doit séduire, mais que vu le fond de l'histoire pessimiste, cynique, l'oeuvre ne peut être purement dans la séduction, mais aussi dans la révulsion. Ce qui n'a rien d'évident !
Lovercraft est dans la révulsion, King nettement plus dans la séduction par exemple. C'est vraiment sensible.

Et le fait de cacher, de repousser l'humain derrière une peinture, un masque, est vraiment angoissant. Le côté BD au bout du compte ne rend pas le film "sympa", mais "vilain"...

Un vilain film pour une vilaine histoire. Comme Shelby ou K.Dick savent en écrire...

Je me pose aussi souvent la question sur l'écriture. Dois-je modifier l'écriture selon le sujet ? C'est délicat... Je préfère d'abord inventer une trame narrative originale, qui incorpore en elle-même l'histoire, plutôt que de développer réellement un style différent.
Il s'agit beaucoup plus de nuances, de vocabulaire variant avec les personnages.

36, quai du Futur étant une série, contrairement à un film unique, il est hors de question de partir dans toutes les directions côté style !

Et puis soyons réaliste.
Quand un artiste arrive à développer un style, une cohérence artistique au cours de sa vie et qu'elle recontre le public, c'est déjà bien beau !!
 
A bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:45

Bonjour à toutes et tous !

Quelques mots sur ce blog. Tout d'abord, je le précise à nouveau, je ne peux y mettre l'essentiel de mon écriture, car mes textes pour les revues, sites, appels à textes doivent restés inédits !!! Je ne mets donc que des petits textes en longueur, des friandises comme "Ils arrivent !"...
C'est frustrant pour vous comme pour moi, mais je dois être poli vis à vis des gens susceptibles de me publier, vous me comprenez !

En ce dimanche matin, je vais vous causer encore de documentation ! Ma véritable obsession... Tout comme nous sommes ce que nous mangeons, nous sommes ce que nous lisons, regardons.

En parcourant les salons indépendant, café littéraires, différentes manifestations, j'ai découvert depuis quelques années une source de documentation extrèmement intéressante.
Il s'agit de brochures gratuites ou à prix libre, photocopiées en A4, libres de reproduction. Editées par des individus, associations, éditeurs alternatifs comme l'on dit, militants de divers causes essentielles, dans une mouvance d'extrème gauche, radical.

Il ne s'agit pas pour moi de croire tout ce qui écrit. Je ne suis pas dans la croyance de toute manière ! Mais soyons réaliste. écrire de la SF demande de lire les autres auteurs bien sûr, mais aussi ceux qui pensent en avance, qui ressentent le monde avec force. Tous ceux qui font la société qui nous attend, et tous ceux qui la conteste, qui ne l'aime pas viscéralement, parfois avec grande raison, ou pas.
Car ce n'est pas le centrisme qui va nous apprendre quoi que ce soit...

Mais détaillons la quarantaine de fasicules que compte déjà ma collection.
Tous les sujets ou presque sont là. Nano technologies, notion de travail, asservissement du corps féminin, sexualités, expériences de vie, mouvements sociaux historiques peu connus, textes militants, anarchisme, guide ou mode d'emploi, sciences, illusions du progrès, squatt, bagnes d'enfants, luttes étudiantes, etc...

N'ayant aucun objectif de vente, quasiment aucune contrainte de financement (chacun photocopie dans son coin de nouveaux exemplaires), ces brochures qui ne paient pas de mine sont justement une mine d'informations, de clarté dans le fatras d'informations pas essentielles ! Parfois, il y a de l'humour, souvent des liens vers des associations ou éditeurs reconnus.
Ces brochures sont là pour pallier une absence de documentation éditée professionnellement, mais ne s'opposent pas forcément à l'édition en librairie !
l'une de ces brochures qui m'a le plus intéressé, et dont j'ai tiré une nouvelle pas encore au point d'ailleurs, que je dois réécrire, concerne la lutte contre le stade de football de Grenoble, qui a nécessité la destruction totale du seul parc public de la ville, en plein centre-ville !
L'espace public a été remplacé par de l'espace privé et payant...

D'ailleurs Grenoble est fortement productrice de ces brochures, ville du futur avec tous ces centres de recherches (nano technologies, synchotron, etc...)

Mais soyons utile ! Je vais à présent vous donner quelques adresses internet où vous pourrez télécharger des brochures à agrafer soi-même !
Il se peut que certains sites soient désactivés, ou changent de nom, essayez de vous y retrouver !

www.infokiosques.net
www.1984.over-blog.com
www.piecesetmaindoeuvre.com
www.panoptique.boum.org
www.maree-noire.info
www.les-renseignements-genereux.org
Iosk éditions  iosk@inventati.org (Grenoble)
www.squat.net/fr  zanzara@squat.net (Grenoble encore !)
www.petitepeupleducagibi.org
www.mondialisme.org

Avec ça, vous devriez trouver votre bonheur !

Et l'extrème-droite me direz-vous ? C'est moins ma spécialité...
Mais l'équivalent existe, et n'est pas diffusé aux mêmes endroits !
Comme c'est surprenant...

Bonne lecture à vous !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:42

Bonjour à toutes et tous !

Quelques mots pour vous dire que je viens de finir hier soir le hors série de Science & Vie sur les robots.
Rien de nouveau d'appris, ce n'est pas là l'intérêt de la revue. Suivant l'actualité, je suis au courant de son contenu.
Non, ce qui est intéressant, c'est bien plus la juxtaposition d'articles courts mais explicites, un résumé de l'évolution des robots, quelques chiffres.
Cela donne un tableau intéressant de la situation.

Et oh bonheur, deux idées de nouvelles sont nés rien qu'à la lecture ! Je n'ai pas perdu mon temps...
J'ai aussi redécouvert l'existence d'un film SF dont j'avais vaguement entendu parlé, "Silent running". Je vais aller de ce pas le commander... car introuvable en bibliothèque !
Une prochaine page consacré au film à attendre donc !

Je ne vais pas vous faire un résumé du hors série ! Vous devez déjà en connaître la majeur partie du contenu...

Mais déjà quelques faits sont vraiment intéressants pour l'écriture.
Tout d'abord, sans même penser aux performances et rôle des robots, deux faits ressortent fortement.

D'abord la grande différence entre le Japon, même pas l'Asie entière mais ce pays en particulier, et le reste du monde. En effet, le shintoïsme accorde une âme aux animaux, aux entités de toutes sortes, aux robots aussi donc. Bref, pour d'autres raisons historiques également, les japonais n'ont pas peur des robots ! Alors que le reste du monde y est beaucoup moins sensible, voir hostile, tant en usine que dans le cadre familier.
Cela veut donc dire que dans des récits se projetant dans un futur pas trop éloigné, il sera impossible d'avoir un robot mondial. Les constructeurs d'automobiles ont déjà beaucoup de mal à concevoir une voiture mondial ! Les usages seront donc locaux, et cela apporte du récit, du contraste !
J'ai déjà écrit sur ce fait dans "Otoshimono", une nouvelle sur le thème "Robotisation" qui se passe au Japon. Elle est retenu par la revue Phenix, mais vous devrez attendre pour la lire !

Ensuite, c'est le processus d'élaboration des robots qui va permettre leur évolution vers une forme performante dans la relation avec l'humain, vendable par un design affriollant et un prix raisonnable.
Je me souviens avoir lu tant d'articles sur l'immense difficulté de programmer chaque geste des lourds robots perclus de verrins et de gros moteurs...

Et bien, c'est fini, du moins en dehors des usines à l'environnement très contrôlé !
Désormais, le robot apprend avec son corps. Il n'a plus besoin d'un gros cerveau théorisant le monde qui l'environne, piégé par chaque imprévu !
Et c'est une révolution ! En science comme en écriture...

Les robots soit oeuvrent en groupe, comme un groupe de cafards ou des chenilles processionnaires, soit se comportent comme un bébé humain, ne connaissant pas les geste à faire, mais possédant une grande envie d'apprendre, d'expérimenter. De se tromper.

Le robot remet en cause l'idée même d'intelligence, d'apprentissage entre l'inné et l'acquis, et entre le cerveau et le corps !
C'est très troublant... Et cela fait déjà des années que je trouve de nombreux articles dans ce sens.

Le mythe du Cerveau Roi, de la pensée dictant ses ordres au corps soumis a vécu... Et pas seulement par le truchement du robot !

N'importe quel sportif, artisan vous dira l'intelligence du corps.
Prenant mon propre petit cas, je puis vous confirmer la chose !
Au début, j'écrivais sur des cahiers, à la main. Puis je recopiait au clavier pour avoir donc une trace lisible. Puis je me suis rendu à l'évidence. Je perdais trop de temps ! Je devais écrire, inventer directement au clavier, devant un écran.
Cela a été stupéfiant pour moi. J'étais incapable de créer !! J'avais perdu mon imagination... Et j'ai bien mis deux, trois mois à pouvoir à nouveau écrire aussi vite, puis plus vite encore qu'avec un stylo.

Remarquable leçon de choses.
C'est la main qui écrit, pas uniquement mon pauvre cerveau... La main, la partie haute du corps avait changé d'environnement. Au lieu d'être penché en avant, de tenir un objet dans une position particulière du bras, des doigts, d'aller de gauche à droite, et bien devant un clavier, vous êtes redressé, les deux mains voltigent, presque en suspension. L'outil manuel disparaît, même si la souris reste.

Et bien, c'est ce que depuis une vingtaine d'années les créateurs de robots ont redécouvert. Rien de mieux que le corps pour appréhender le monde...

Juste une anecdote. Des études scientifiques ont montré que pour un geste habituel, quotidien comme allumer ou éteindre la lumière dans une pièce, le bras agit avant la première impulsion nerveuse électrique du cerveau...

Sur ce, bonne journée, et à bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:39

Bonjour à toutes et tous !


Je ne pourrai pas être à la convention de Bellaing en août, mais des cartes de visite du blog seront présentes à la table de presse ! Merci aux organisateurs d'avoir accepté !

Ce matin, j'aimerai revenir sur ce que j'avais écrit il y a quelques  jours sur le danger de voir un réseau informatique se mettre à prendre vie, et menacer l'Humanité, dixit le cycle Terminator, AL de 2001, l'Odyssée de l'Espace.
Je n'y croyais pas, et je n'y crois toujours pas ! C'est une idée parfaite de fiction, de film, mais relève trop du concept un peu vaseux d'âme... indépendante du corps, naissant dans un grand élan magique !

Néanmoins, j'ai été je trouve un peu léger. Car il y a certainement de grands dangers dans ces réseaux, capables de manipuler tant d'ordinateurs, de robots, de machines, en fait tout l'environnement technique humain. Une oeuvre d'Anticipation contient forcément une part de vérité, mais déformée, transfigurée.
De plus, écrire de la SF ne consiste pas non plus à être devin...
Il ne faut pas trop demander aux auteurs !

Un livre, un film se trompe toujours, en plus ou moins grande partie du moins ! D'ailleurs, tout le monde se trompe, car ne cherchant que très rarement la vérité, mais reflétant bien plus des intérêts, des passions, des idéologies économiques ou autres.
Les experts ne peuvent qu'expertiser dans le sens de qui les paient...

Et puis, voyons la réalité.
Personne ne coule les sous-marins nucléaires, les navires de guerre à bord d'un sous-marin construit de ses  propres mains...
Personne n'est allé sur la Lune en obus...
La télévision ne nous regarde pas. nous la regardons, et celas suffit pour faire certains dégâts...
Même si très bientôt, les panneaux publicitaires, voir pourquoi pas nos téléviseurs, vont nous regarder... pour analyser le regard porté sur les publicités (fréquence, durée, temps d'arrêt du passant, etc...). Toutes ces données sont censées permettrent de juger de l'efficacité du panneau et des publicités... Nous sommes plus très loin du principe de "1984" !
L'important dans ce roman finalement, ce n'est pas que le pouvoir dictatorial regarde la population, mais que la population regarde les images fabriquées par le pouvoir. Ce qui est notre monde à nous.
Ce qui en ressort, c'est le pouvoir de l'image, même si le roman ne peut se résumer à cela !

Alors, où est la possible menace du réseau informatique ? Tout ce qui relève du sentiment au coeur de la puce de silice, de l'âme naissant dans un vieux PC oublié dans un bureau du Pentagone relève bien du délire, j'espère que nous sommes d'accord !
Pour moi, je n'en démords pas, et cela oblige à bien travailler la trame narrative des nouvelles sur le thème "Réseaux", le seul danger reste l'humain... L'infomatique est un outil, et c'est tout. On peut tuer avec un marteau, mais le marteau ne peut tuer par sa seul volonté...

Une fois cette axiome de base admis, l'on peut commencer à travailler sérieusement ! Eliminons le délire mystique, et les vraies possibilités apparaissent.
En voici quelques unes qui me viennent, que vous retrouverez peut-être dans de prochaines nouvelles.

Le réseau est tellement complexe que personne ne peut le réparer, hors réparation locale.

Le réseau est si difficile à pénétrer q'une véritable bataille, trafic naît pour avoir accès aux différents mots de passe, niveaux, réseaux privés...

Le réseau est si bien maîtrisé par un ou des pouvoirs que la population crée son réseau parallèle. comment ? Ou apprend à vivre sans...

Le réseau est parasité accidentellement ou intentionnellement par un programme abscon. d'où un déreglement absurde, terrible, stupide.

Comment arrêter un réseau ? En coupant les câbles ? Et s'il n'y a plus de câbles, si tout est dans la tête ? Dans les murs, ailleurs ?

Le réseau pas principe n'a pas de corps, de prise sur le monde physique. Que pourrait bien être son moyen d'interaction ? Les robots ?
C'est d'un banal..!

Intuitivement, le plus intéressant pour moi narrativement est la synthèse entre les flux d'informations, les logiciels de recherche type Google et les principes d'apprentissage, de motivation des robots de compagnie actuels et à venir qui ne sont plus basés sur la puissance de calcul, mais sur l'apprentissage par le corps !
Un réseau qui veut apprendre, ça s'est intéressant ! Et s'il n'y a rien de nouveau à apprendre, que se passera-t-il, surtout qu'à la vitesse informatique, les humains auront du mal à suivre !!!

Voilà quelques pistes ! De quoi renouveler un peu Terminator... Et c'est heureux !

Sur ce, je vais écrire…
A bientôt.
Gulzar

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Published by 36 quai du futur - dans CARNET DE NOTES
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:34

Bonjour à toutes et tous !

Jusqu'à fin juin, je travaille sur un appel à texte des éditions Rivière Blanche au thème très intéressant, Mars !
Intéressant, car il faut être pertinent, être de son temps face à Bradbury, Kim Stanley Robinson et tous ces perfides auteurs de SF qui ont écrit de chouettes textes sur Mars...

Mais j'aime bien me confronter aux sujets déjà traités par d'autres.
Cela fait parti du parcours normal d'un créateur qui se veut de bon niveau.
Pourquoi d'ailleurs ?
Cela pourrait vous apparaître comme une étrange démarche pour un écrivain de SF que  de revenir à du déjà connu !

Ne serait-ce pas plus logique que de chercher de nouveaux sujets, de nouvelles idées ? De nouvelles formes de récits ?
On attend de la SF qu'elle ouvre des portes sur de nouveaux horizons, pas qu'elle fouille la cave !

D'un autre côté, vouloir sans cesse faire de la nouveauté ne correspond pas au monde artistique !
Cela correspond à un monde médiatique, commercial, superficiel.

Une création n'est pas là pour détruire le passé, pour le nier.
Mais pour l'emporter avec soi, en garder des fragments, des traces, des références.

Un art qui n'aurait pas de mémoire ne contribuerait pas au développement intellectuel des personnes à qui il s'adresse.

La SF, la littérature en général ne peut se contenter d'être une drogue nommée "Nouveauté" !

Il me faut donc concilier dans mon oeuvre deux voies différentes.
Me confronter avec des sujets classiques, ceux toujours d'actualité.
Développer de nouveaux sujets, inédits.

Il ne faut pas être gêné d'être proche parfois d'oeuvres déjà écrites !
La copie reste honteuse, heureusement, mais se confronter avec l'historique de la SF est indispensable.
Il faut le respect, le grand intérêt pour les anciens si vous avez la volonté  de créer une oeuvre de qualité.

Car si vous analysez toutes les démarches créatives qui ont réussi, elles sont toujours basées sur une grande connaissance de ce qui les a précédé, même de près.
Walt Disney connaissait très bien la peinture européenne, de la Renaissance au 20ème siècle.
Darwin ne s'est pas contenté d'explorer les Galapagos, il a aussi mis vingt ans à lire toute la littérature scientifique sur les espèces.
Et Osamu Tesuka, pionnier du dessin animé japonais connaissait par coeur tous les films de Disney

J'essaie de tout connaître à mon tour de ces trois créateurs...

Je vous parlerai bientôt de méta tramage ! Et de Buffon, j'ai commencé le recueil de ses écrits ! Etant donné que les compte-rendus de lecture d'ouvrages scientifiques sont rares sur les sites SF, je crois que j'y consacrerai une rubrique spécifique.

A bientôt !
Gulzar

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