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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:30

Bonjour à toutes et tous !

Pour la énième fois, je viens de relire pour le plaisir les quatre tomes du "Combat ordinaire" de Manu Larcenet, ouvrage en bande dessinée donc.

Pour le plaisir, et pour le travail ! En effet, j'essaie de lire en moyenne une dizaine de BD par semaine. Ce n'est guère épuisant, à part les voyages avec sac à dos pour piller les bibliothèques et les amis, et permet d'accumuler des centaines d'histoires, de points de vue sur le monde.
Bref, que des bonnes choses pour soi-même écrire des histoires !

Un jour prochain, je vous parlerai longuement d'Osamu Tesuka, un auteur qui m'a vraiment montré la voie, même si moi je ne dessine pas !

Mais ce soir, Manu Larcenet au combat !
Je ne vous dirais rien de l'histoire, au cas où vous ne l'auriez pas lu. Le grand intérêt de cette oeuvre est de mêler vie intime des personnages, vie familiale et vie politique d'une manière que j'apprécie particulièrement. Elle colle littéralement à la proche actualité, sans construire une fiction exagérée.
L'analyse politique et économique est fortement présente, sans être pesante, car les personnages qui l'incarne ne sont pas "idéologie", mais "tourments", "victimes" , "bourreaux", simplement "humains".

J'apprécie vraiment cette capacité à mettre de la politique dans le récit, franchement, de manière frontale.
Comme auteur, cela n'a rien d'étonnant ! La SF de pur divertissement, c'est finie depuis longtemps, à supposer qu'elle ait vraiment jamais existé...

Sous le vain et fallacieux prétexte de la fin des idéologies, par inculture, par peur de passer pour un militant, ou un has been, nombre d'artistes de créateurs cessent de politiser ce qu'ils font. Les années 70 semblent bien mortes !

Je comprends la nécessité absolue de la poésie. je la ressens chaque fois que j'écris.
Mais d'un autre côté, créer, c'est tout de même remettre en cause l'ordre du monde, puisqu'il cela consiste à injecter dans le réel de la fiction, à réinventer la forme du réel.
Peut-être même à lui donner une forme véritable....

Refuser de politiser sa création, au sens d'offrir un point de vue au public, c'est franchement inconcevable.
Françoise Sagan est politique, Azouz Begag est politique, Stanislas Lem est politique !

Il n'y a aucune oeuvre apolitique, d'aucune sorte. C'est un doux rêve...
Ou un cauchemar ?
Car alors, cela serait nier le fait qu'un humain ne peut exister en dehors du groupe, de l'humanité !
Enfermer un bébé dans un placard, et vous verrez s'il peut devenir enfant...

Ecrire en considérant l'individu uniquement comme un membre d'une société, qui ne saurait avoir de vie propre, est fascisant, dégoûtant, abject.
Ecrire en considérant l'individu uniquement comme un individu, libre de ses choix, dont la volonté peut tout, est le meilleur moyen de montrer que l'on est un imbécile complet...

Une autre force principale pour moi dans l'oeuvre de Larcenet est l'absence de sujet franc.
La trame narrative est claire, simple, qui force les personnages à faire des choix, ou à accepter le sort.
Mais le sujet même c'est la vie, le temps qui passe.
Et j'aime beaucoup ce genre de récit ! J'essaie de travailler dans ce sens dans mes nouvelles, et romans à venir.

Le mot "sujet" ne me fait pas peur !
Il est tout de même utile de savoir sur quoi on écrit !!!
Construire sur un sujet une nouvelle n'a donc rien de dangereux en soi.
C'est même un bon début, cela vous oblige, normalement, à vous documenter sur le sujet...
N'ai-je pas basé toute mon oeuvre sur 36, quai du Futur, et donc sur 36 thèmes ? Je serais très mal placé pour dédaigner l'importance d'un bon sujet !

Néanmoins, cela peut causer au bout du compte bien du tort au texte.
En effet, lorsque vous écrivez de la fiction, sous toutes formes finalement, vous n'êtes pas Universitaire, Philosophe, Ingénieur. Vous n'êtes pas tenu à respecter votre sujet !
Vous devez l'explorer, le torturer, le dépasser.

Ecrire sur un sujet, ce n'est pas le travail d'un écrivain.
Il n'y a rien de plus triste que de lire une histoire de robots où il n'y a que des robots à qui il arrive des histoires de robots...

Merci à Manu Larcenet pour son oeuvre !
A bientôt !
Gulzar

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:22

Bonsoir à toutes et tous !

Je vous dirai bientôt un mot du hors série de Science & Vie sur les robots, qui fait un point intéressant sur ce domaine. Robotisation est l'un de mes 36 thèmes ! lecture indispensable donc.

Je viens aussi de prendre les "oeuvres de Buffon" en bibliothèque. J'entreprends de lire, ou du moins parcourir pour les ouvrages plus ardus, les livres fondateurs de la science ! Effort supplémentaire, mais qui me paraît salutaire.
Et pas seulement pour acquérir un fond de connaissance ! Après tout, certaines connaissances peuvent être plus ou modifiées, dépassées avec le temps.
Je pense plus au style. S'il existe bien des livres au style irréprochable, ce sont bien des ouvrages scientifiques ! Ils peuvent m'influencer autant qu'un bon roman ! Je vous ferai de toute manière un compte-rendu dans le carnet...

Le dernier film visionné à présent !
Il s'agit de Phénomènes de M. Night Shyamalan, le réalisateur du fameux "Sixième sens".
A part peut-être une fin très classique, un peu décevante à mon goût, et une certaine pesanteur hollywoodienne, le film est vraiment intéressant dans son propos.
Menacées par l'activité humaine, les plantes, les arbres émettent une substance qui provoque chez l'Humain une perte de volonté de vivre. Exactement comme certains arbres se défendent des chenilles par émission d'odeurs désagréables !
En conséquence, les gens se suicident, en masse...

L'idée est vraiment scientifiquement exagéré, mais fonctionne très bien visuellement !
Mais très honnêtement, je n'ai pas eu le grand frisson en visionnant ce film !
Il m'a intéressé, sans plus.

Première et décisive raison, son aspect un peu trop prévisible malgré tout.
Et puis, en réfléchissant un peu, j'ai cru détecté une autre raison... Où se situe véritablement la terreur dans ce film, qui évoque toute de même la disparition de l'Humanité ?! Dans la défense agressive du monde végétale ? Ou dans l'idée que nous ne sommes que phénomène chimique, qu'assemblage de cellules ? Qu'une simple molécule peut détruire la volonté humaine ?

Pour des gens qui croient à l'âme séparé du corps, à la volonté humaine, qui croient disons sommairement à Dieu, ce film est effectivement terrifiant ! Il pulvérise totalement l'idée même de surnaturel, de l'Homme au-dessus de la Nature ! Nous ne sommes donc qu'animalité, certes avec une grande conscience, mais pas plus.

L'homme n'est qu'une composante de la Nature... Il n'est prédestiné à rien. sinon à disparaître !

Voilà bien un film que devrait vilipender le Vatican et les pouvoirs religieux du Livre en général, selon leur logique irrationnelle de l'Homme au somment de la Création...

Voilà pourquoi sans doute, je n'ai pas ressenti un effroi certain. je suis déjà convaincu par le fond du film ! Et ne peut donc pas me choquer, m'interpeller...

Finalement, Monsieur Shyamalan ne nous a pas fait un film si banal que cela.

A bientôt !
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:54

Bonjour à toutes et tous !


Le Vagabond de Fritz leiber est enfin fini !
Datant de 1965, je l'ai donc lu pour le thème de l'énorme corps stellaire arrivant près de la Terre, sujet de base sur lequel je vais écrire une novela, prélude à un roman à venir. J'essaie en conséquence de lire les romans qui aborde ce thème.

Premier soulagement, ma trame narrative est très loin du roman de Leiber ! Je n'aurai donc pas à renoncer à mon idée...

Ce qui frappe le plus dans ce texte, hormis quelques détails qui seraient difficiles à écrire aujourd'hui sans passer pour un auteur naïf tel le pistolet qui fait voler les rochers, c'est une certaine liberté de ton.
Notamment sur la sexualité, sur la force du désir sur les conventions.
La femme de l'astronaute, peut-être mort sur la Lune, va trouver un amant en deux jours, l'un des personnages va avoir une histoire charnelle avec une habitante féline de la planète vagabonde, venue bouleverser la Terre.

L'histoire se développe en suivant une quinzaine de personnages importants, par petits chapitres croisés. Il n'y a donc pas de héros à proprement parler. C'est franchement moderne dans l'écriture, même si évidemment, cela n'apparaît pas comme une nouveauté !

La nature de la planète vagabonde est également très surprenante, originale ! C'est un vrai plaisir de lecture ! Mais je ne vous dis rien, vous devrez le découvrir par vous-même... C'est assez vertigineux.
Honnêtement, cela fait longtemps que je n'ai pas lu de tels pages sur l'idée même d'intelligence, sur ses dangers...
Autant le roman a un aspect assez léger, autant la nature du vagabond est une belle invention, puissante !
Voilà pourquoi sans doute ce roman a une notoriété, un intérêt toujours aussi fort.

Surtout, ce roman est troublant pour un lecteur et auteur de SF d'aujourd'hui, des années 90, 2000.

En effet, il n'est pas désespéremment efficace.

Et comprenez-bien qu'il s'agit là pour moi d'un compliment !
Parfois, j'ai l'impression que certaines nouvelles, certains romans, par forcément écrits d'ailleurs par des spécialistes de SF, cherchent à être efficace, comme si la peur que le lecteur s'ennuit, ne comprenne pas et abandonne la lecture.
C'est triste je trouve.

Loin de moi l'idée d'écrire de la mauvaise littérature, à la trame narrative bâclée ! Il ne s'agit pas de cela, mais de l'idée même de la littérature d'imagination, réflexive. Au-delà de la nécessaire logique interne à une idée de récit, la nature d'un texte pour moi n'est pas d'être efficace !

Un moteur d'avion doit être efficace. C'est sa fonction.
Il est fort dommageable qu'il ne le soit pas...

Un moteur d'avion est régit par des règles de construction, de fonctionnement très précises.

Un moteur d'avion n'a pas de part d'ombre.

Un roman, une nouvelle n'agit pas dans le monde physique réel, mais mental, donc obscur, tortueux, paradoxale, illogique, méchant, naïf, sexué, stupide, généreux, etc...

Un roman n'a donc pas à être efficace techniquement, car son utilisation ne correpond pas à un usage technique, mais psychique...

Il doit être efficace, mais d'une manière non visible, aux recettes uniques à chaque auteur.
Car un auteur doit imposer son monde, son imaginaire.
Et ne pas se laisser imposer une forme par quiconque.
Même si son travail est basé sur une forte documentation, une volonté de vraisemblance technique, ce qui est mon cas.

Le Vagabond correspond je crois bien à cette liberté de ton appréciable.
Parfois, je me suis demandé ce que faisais certains épisodes dans le contexte, parfois j'aurais aimé en savoir plus.

Mais au moins, il y a de la surprise !!! Si elle n'est pas là, je trouve que c'est décevant. Je préfère un roman mal ou modestement écrit et dingue à un roman superbement écrit mais sans surprises...

Je vais être quelque peu péremptoire, mais sincérement, je crois que l'écriture d'imagination doit se tenir relativement à l'écart de la trop fameuse "efficacité"...

Un roman de SF n'est pas un "thriller", et n'a pas à l'être.

La tension narrative doit arriver à naître par la magie d'une idée, simple ou même tortueuse ! Et pas par des recettes connues.

C'est l'exigence qui m'anime, même pour la plus petite des nouvelles.
C'est du travail...

Alors chères amies et chers amis, ne lisons plus que des livres pas bassement efficaces !
Et un grand merci à toutes celles et ceux qui les écrivent.

A bientôt !
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:50

Bonsoir à toutes et tous !

Comme promis, j'évoque ce soir un livre que l'on ne présente plus, Fahrenheit 451, de Ray Bradbury.
A quoi bon, me direz-vous ? Je suppose que vous qui visitez mon blog, vous l'avez déjà lu !

Certes. Mais il se trouve que c'est l'une de mes références fondamentales, pas tant d'ailleurs dans le thème et l'écriture que dans la forme du récit.
Je l'offre en cadeau, je le relis tous les dix ans, j'ai déjà vu deux fois le film magnifique qu'en a tiré François Truffaut, j'y reviendrai à la fin de ma page !
Avec l'oeuvre de Verne, Asimov, Barjavel, c'est ce livre qui m'a sans doute donné envie d'écrire de la SF, dès le collège.

En effet, par rapport à bien des romans actuels, le livre de Bradbury a une énorme qualité à mes yeux, moi qui voudrais tant toucher un large public, sans pour autant écrire n'importe quoi, bien entendu...

Son livre est court.

Et c'est d'un bonheur absolu. Pas de pages en trop, de rebondissements inutiles, de technologies sans utilité pour le récit. L'auteur a une histoire a raconter, il la raconte, et c'est tout.
D'ailleurs, d'une manière générale, beaucoup de romans des années 40, 50 sont plutôt courts, en tous cas ne tournent pas au Space Opéra à tout prix, ne comportent pas de suite.

Jamais je ne contesterai l'utilité de la longueur pour un récit par principe, cela serait absurde. Elle peut faire partie intégrante de la trame narrative, et alors donner du plaisir au lecteur. Fondation a besoin de 4, 5 volumes, Dune aussi, la trilogie martienne de K.S. Robinson se justifie pleinement par le fond même !

Malgré tout, même si je suis très loin de lire tout ce qui sort, je ressens comme un malaise parfois. La longueur semble parfois là pour vendre du papier, une sensation physique liée à une collection, une sorte de respectabilité forcée de l'auteur.

Je suis un grand auteur car j'écris de gros livres...

C'est très naïf il me semble. Seul la fusion optimal entre fond du récit et taille du récit importe. Même s'il faut composer avec des exigences d'éditeurs, qui ne sont pas forcément non plus absurdes !

Mais surtout, cela éloigne bon nombre de lectrices et lecteurs si le récit est perdu dans un flot d'écriture...

Une idée simple, universelle, nécessite un livre simple.
Imaginez un seul instant Fahrenheit 451 en 500 pages... C'est une aberration, et Bradbury en avait conscience je crois. Même si le style de récit, le goût de l'auteur le pousse à accumuler des détails, il reste possible de le faire sobrement, sans détruire l'universalité du récit, sans pousser trop loin en nombre de pages.

Je crois également qu'il est impossible d'adhérer à un livre si l'auteur comme le lecteur ne peut le résumer d'une phrase, voir deux.
Essayons pour Fahrenheit 451 !
Dans une société fascisante, les pompiers sont chargés de brûler les livres interdits. L'un d'eux pourtant se met à les lire, et rejoindra la résistance...
Essayons maintenant avec un livre d'Analstair Reynolds ! je n'y arriverai pas... L'un de mes correcteurs m'a forcé à en lire un, et nous n'avons guère pu en discuter, tant le récit est complexe, fouillé, ardu.

Le désavantage fondamental de ce genre de récit très complexe est que le lecteur ne peut même pas en parler avec autrui, ou alors il faut l'avoir lu en même temps...
Le livre, le récit perd alors sa capacité d'être un élément de communication entre lecteurs, entre individus.
Et c'est dommage je trouve. Je n'aime pas me sentir seul avec un livre. J'aime l'idée de pouvoir en parler !

Et peu importe si le sujet est plus ardu scientifiquement. C'est vraiment une démarche relationnelle très différente avec le lecteur !
Ce n'est pas du bas marketing, mais l'auteur doit savoir s'il s'adresse d'abord à des passionné(e)s, quitte à ne pas être universel(le), et à l'assumer, ou bien s'il tend vers le conte, c'est à dire une base narrative claire et universelle, avec une trame peut-être complexe, mais qui sera au service totalement de l'histoire.

Revenons à Fahrenheit 451.
La clé la plus importante du succès, de l'impact que possède ce livre sur toutes les générations, c'est bien entendu le choix des pompiers pour s'acquitter de cette tâche dictatoriale, le choix du livre comme victime expiatoire.
Vous me direz, c'est évident ! Il y a eu les autodafés de livres récurrents dans l'Histoire des religions ou des dictatures politiques, tel le nazisme en Europe. Et le fait que ce soit les pompiers qui opèrent est d'une ironie cinglante !

Mais ce n'est pas évident du tout de concevoir une telle trame narrative pour des auteurs, dont je suis ! Ne le croyez pas ! Débordant d'imagination, nous n'avons qu'une envie, inventer, inventer, inventer !
Il n'y aurait rien de scandaleux pour Bradbury à avoir inventé par exemple une brigade anti-livres ! Son récit en serait tout aussi intéressant dans le fond.

Mais par contre, le côté terrifiant d'avoir dépravé un métier disparaîtrait... De plus, les pompiers sont des gens unanimement reconnus pour leur courage physique, leur intégrité dans tous les pays.
C'est donc terrible de les voir basculer dans la répression. On voudrait tout du long continuer à les aimer, mais l'on ne peut pas... Montag le rebelle  finira par racheter sa corporation, mais de si peu...

Trop d'imagination tue l'imagination. Peut surtout tuer la morale interne au récit par trop d'éloignement du monde connu par les lecteurs.

La fin aussi est magnifique, terrible et belle à la fois, sans espoir, et pleine d'espoir. Ce n'est pas la technologie, la science qui aidera à vaincre, mais la mémoire des êtres humains. La parole remplacera le livre.
C'est une magnifique parabole sur la place du livre.
L'on sent aujourd'hui une grande réticence vis à vis du livre numérique, pas encore totalement au point, mais cela ne serait tarder... Il ferait disparaître le livre papier.
Mais c'est vite oublier que le livre papier à fait disparaître la tradition de la transmission orale millénaire..!

Fahrenheit 451 nous rappelle à toutes et tous une vérité. le livre papier n'est rien d'autre qu'un support physique, certes très agréable.
Mais il n'y a pas lieu de faire de lui une référence infranchissable, ultime.

D'autres formes physiques du récit apparaissent, apparaîtront dans le futur. Ne pas les accepter pourrait se révéler peut-être fatal...

Un petit mot sur le film de François Truffaut ! Je vais être très rarement vindicatif sur ce blog, mais je dois dire qu'entendre parler certains critiques de cinéma me met hors de moi !
Tout d'abord, ce film est systématiquement occulté lors d'articles, de commémoration de Truffaut.
J'ai eu la chance de pouvoir le voir en salle, c'est un vrai bonheur !
Pourtant j'ai entendu il y a quelques années un critique dire, je cite, "François Truffaut cette année là est allé s'amuser en Angleterre à faire un film de Science-Fiction !".

François Truffaut ne s'amuse pas, cher Monsieur, il crée ! Et s'il est allé tourner en Angleterre, c'est que personne, absolument personne ne voulait financer son film en France ! Un pur chef d'oeuvre, chaque plan est nécessaire. De plus, il a eu l'intelligence d'enlever du récit le chien policier mécanique, pas indispensable, et dur à mettre en image par effets spéciaux.
Vraiment, même si vous connaissez par coeur le roman, voyez ce film si par mégarde vous l'avez raté ! Il mêle la sensibité, disons européenne, à l'individu à la rigueur de l'image anglo-saxonne.
Avec 2001, l'Odyssée de l'Espace, c'est vraiment mon film préféré d'Anticipation. Même si Bienvenu à Gattaca n'est pas très loin...

Lorsque j'aurai terminé Le vagabond de Fritz Leiber, je vous en parlerai ! Il me permettra surtout d'évoquer la notion pour moi perverse d'efficacité du récit...
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:27

Bonjour à toutes et tous !

 

Et maintenant, un peu de musique !

 

interstall-5555

 
J'avais hâte de visionner Interstella 5555, le dessin animé basé sur la musique de Daft Punk, réalisé par le studio de Leiji Matsumoto, le créateur d'Albator. Belle réussite ! L'idée centrale est forte. un impresario maléfique terrien enlève les musiciens d'autres galaxies pour en faire des stars standardisées et rentables pour les foules terrestres ! Il y a de belles trouvailles visuelles. Ce clip long d'une heure vaut le détour !
Il est disponible en DVD chez Virgin Records.

 

 

interstella 5555 2

Au-delà de la pure joie du visionnage, je trouve que la musique électronique est inventée, créée par des gens qui ont un vrai point de vue sur notre monde.
En effet, de Laurent Garnier à Daft Punk, en passant par tous les groupes et musiciens plus ou moins connus, vous pourrez constater la même chose. Ils sont absents, totalement absents physiquement, des pochettes, de toute médiatisation !
Le duo de Daft Punk apparaît rarement en interview, et déguisés en robots japonais !! Leur film défend par son histoire leur conception de la vie. Le succès, pourquoi pas, mais par la qualité de la musique, et rien d'autre !

Vous les aimez, vous connaissez leur musique, leurs noms. Et c'est tout.
Vous ne connaîtrez jamais leur visage.
Ce refus quasi absolu d'utiliser ce signe évident de reconnaissance qu'est notre visage est très fort. J'ai parfois retrouvé ce thème dans des nouvelles SF, et me fascine particulièrement.

D'ailleurs je travaille sur un roman qui portera sur ce thème de l'identité. Deux nouvelles de 36 quai du Futur m'ont permis d'explorer, de construire instinctivement une trame, dont d'ailleurs les enfants et adolescents font largement partie.  

Interstella 5555 m'a confirmé avec bonheur dans mon envie de faire un roman sur ce thème de l'identité ! Un film rare à découvrir !

A bientôt !
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:24

Bonjour à toutes et tous !
ce matin, avant de me mettre à une petite nouvelle sur le thème de l'Agriculture, je vais vous parler d'une série et d'un film ! Fahrenheit 431, ce sera pour ce soir...

Battlestar Galactica, version 1979 donc !
Je viens de finir le visionnage de tous les épisodes. comme toute série, elle m'intéresse par ce double tramage narratif, une histoire au long cours (les survivants du peuple des 12 colonies exterminé par des cylons, êtres robots, partent pour la 13ème colonie, connue sous le nom de Terre), et la vie au quotidien, les événements qui composent et rythment les épisodes.

C'est toute la richesse également d'un roman. C'est donc pour cela que l'effort de voir le maximum de série plus ou moins SF est essentiel.
Ce n'est pas pour les idées, je ne vais pas écrire sur les mêmes sujets !
Mais bien pour comprendre comment lier, intégrer la petite et la grande Histoire !

Sincérement, j'avais un peu peur, après avoir visionner l'intégralité de la version 2005-2009 de Battlestar, sauf la saison 4, de me trouver face à trop de naïveté...
Elle est bien là, mais vraiment acceptable. en effet, ce qui m'a le plus surpris, c'est la modernité des rapports amoureux, des rapports humains et sociaux, dont s'inspirent largement la série. Autant les cylons avec leur armures en boîte de conserve, la naïveté de certains épisodes et du personnage du traître font sourire, autant le sérieux général du propos et des effets spéciaux est bien là. Cette histoire d'exode parle. L'évocation de survivants cherchant une Terre originale rappelle bien sûr l'exode du peuple Juif. C'est la raison je pense du sérieux de la série.
Ce sont des gens cultivés qui l'ont créé. Et cela se voit. Par exemple, les casques des pilotes de vipers s'inspirent de la forme et décoration vestimentaire des Pharaons !
La grande différence aussi avec la version actuelle est la présence d'un enfant,acteur à part entière du récit. On ne le retrouve plus dans la version actuelle, encore plus politique, plus complexe, plus adulte.
C'est un regret.

Et une vraie interrogation pour moi en tant qu'auteur de SF, d'auteur tout court de littérature d'ailleurs. Sans vouloir réécrire La guerre des boutons de Louis Pergaud au 25ème siécle, je laisse la place maximale aux enfants, aux adolescents dans mes histoires.

C'est devenu un réflexe d'auteur. J'ai eu du mal à l'accquérir, je dois dire. L'abandon de l'ethnocentrisme n'a rien d'évident ! Il faut avoir la volonté d'écrire potentiellement pour toutes et tous... et de vouloir également représenter toute la société au cours de centaines d'histoires.

Désormais, je me pose toujours une question. Est-ce que cette histoire a besoin d'avoir pour personnages uniquement des hommes adultes blancs, fançais ou occidentaux ? Ne pourraient-ils pas être des femmes, des enfants, des adolescents, des africains, des québécois, des Nord-coréens, des imbéciles, des illettrés, des assassins, etc ?
C'est à dire sortir de soi-même.

Jules Verne sortait géographiquement ses lecteurs de France.
Je crois que c'est relativement inutile aujourd'hui, car nous pouvons voyager plus facilement, nous avons potentiellement plus d'images, de connaissances. Je me vois mal aujourd'hui donner les coordonnés en latitude et longitude des lieux du récit !! Ce serait obsolète, voir insupportable...

Mais je crois qu'il reste très utile de sortir les lecteurs d'eux-mêmes, de les mettre en contact avec l'autre. je le fais donc par une diversité humaine, de cultures, de langage. Je ne peux me contenter d'inventer d'autres mondes sans utiliser d'abord la diversité du monde actuel.
La mission d'instruction mêlée au divertissement continue, mais sous une autre forme.

 

A bientôt !

Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:19

Bonsoir à toutes et tous !
Petite déception, je n'ai pas gagné le concours de nouvelles de l'association Infini !
Je suis peiné bien sûr. Plus que la somme d'argent, la possibilité d'être édité dans Galaxies était intéressante !

Enfin, le texte va être envoyé ailleurs, puisqu'il était inédit. Je l'incorporai aussi dans le premier recueil de nouvelles que j'enverrai aux éditeurs fin 2009. Rien n'est perdu !

De plus, la nouvelle est vraiment intéressante dans la constitution du style que je veux développer, populaire, globalisé et pointu sur le fond ! Pensez-donc, elle se déroule au Pakistan !

Cette nouvelle, avec d'autres, m'a beaucoup interrogé sur la place d'autres langages que le français. Petit à petit, l'idée se dégage que je peux mettre d'autres mots, même incompréhensible pour le lecteur francophone ! Avec précaution bien sûr, avec un souci d'utilité !
Mais je reviendrai bientôt sur mon expérience du vocabulaire en SF.

Après l'Infini, passons aux Terminators !
Je suis donc allé voir le quatrième opus de cette série démarré avec le film de James Cameron.
Inutile que je vous fasse une critique du film guère intéressant, ce n'est pas le sujet de ce blog... Rassurez-vous, je ne suis pas naïf ! Je n'attends pas de ce genre de film qu'il me transporte, qu'il ouvre mon esprit, qu'il m'apprenne grand chose...

Non, le plus ironique, c'est que je vais voir ce genre de film pour me demander Qu'est-ce que je ferais à la place des scénaristes sur le même sujet ? Manière de travailler sur une matière maladroite, et de la réécrire, de réfléchir sur la fabrication d'une histoire sur des thèmes très forts, les réseaux informatiques mondialisés, les robots, l'intelligence artificielle.

Je travaille sur une nouvelle dont le thème est la vie d'humains uniquement dans un monde informatisé, poussé à l'extrème, déconnecté véritablement de la vie physique. Bien sûr, j'ai lu l'excellent Neuromancien, et d'autres nouvelles sur le sujet, et je dois faire autre chose !
J'ai déjà ma chute très ironique, mais vraiment je n'ai pas encore tout l'environnement.

Surtout, je voudrais tant ne pas raconter de bêtises... Tout ce fratras de Terminator 4 sur un réseau prenant conscience de lui-même, manipulateur, qui extermine l'humanité relève du pur délire ! Bien sûr, en théorie, c'est possible, et de plus en plus, vu les progrès sensibles dans l'autonomie d'apprentissage des logiciels de robots. Voir même l'abandon possible du 0 et du 1, remplacé par une logique floue...

Mais je trouve qu'au point de vue narratif, ne pas se laisser à la facilité d'un récit trop vu, m'oblige à chercher, à trouver de la nouveauté.
Voici une bonne question ! Pourquoi un réseau informatique, un robot deviendrait méchant ? Pourquoi ? Dans quel intérêt pour lui ? Ou elle ?
Sinon s'il est programmé pour cela...

Je crois que si je veux écrire une chouette nouvelle, qui peut donner un roman ensuite pourquoi pas, il ne faut pas se laisser aveugler par les possibilités technologiques.
Une technologie ne naît pas d'elle-même, en dehors de l'Humanité, du moins jusqu'à présent !
Une technologie est un outil. Et rien d'autre. D'où d'ailleurs le fameux fantasme de la perte de contrôle de l'outil ! Je vous parlerai bientôt des robots...


Mais restons donc sur les réseaux. Et examinons non la technonologie, mais l'utilisateur. Même si les modes de naissance, de fonctionnement, de régulation d'internet sont fascinants, et constituent de superbes sujets de textes en eux-mêmes !

Observons le comportement des internautes, des pouvoirs, des entreprises, des sites de rencontres, des forums de discution.
En apparence, il y a derrière une volonté de domination, d'extension de la prise de parole, de contrôle absolu.
En réalité, paradoxalement, il y a aussi une volonté humaine de repli sur soi. La moindre radio libertaire demande un code pour leur écrire, il faut s'inscrire à une lettre d'information, à un site, toujours avec un code.
Certains sites sont mêmes privés.

Le code d'entrée est partout.
Le réseau internet, et ses dérivés, son successeur peut-être, ne relève pas du gigantisme, de l'accès absolu à tout !
Le réseau relève du confidentiel, du sentiment d'être ensemble, en groupe.
Et le groupe n'a de sens que s'il existe, là dehors, des étrangers !

Le réseau, c'est l'esprit communautaire ! Un agglomérat de millions de communautés en tous genres.
Si vous ne faîte pas partie d'au moins une Communauté, vous êtes exclu... Voilà bien ce qu'est un réseau...

Le réseau ne sera jamais global, n'a jamais été fait pour cela.
Ce n'est qu'une apparence. Un mot pratique pour désigner le fait de pouvoir consulter son réseau favori de n'importe où sur la Terre, ou d'ailleurs.

Le vrai futur d'internet, ce sera l'extrême difficulté d'y entrer... D'avoir accès au bon mot de passe... Quitte à égorger son voisin...

Ma première nouvelle de 36, quai du Futur sur le thème Réseaux sera donc très loin des fantasmes hollywoodiens... Toute la difficulté consistant à donner une réalité physique à des phénomènes purement informatiques, à des flux informatifs ! Le travail sur le langage technique sera donc la clé pour réussir.
J'aurai donc mis deux ans pour la réfléchir, l'écrire... Sans doute l'enverrai-je à Galaxies ! D'autres suivront sur le même thème, vraiment intéressant, un défi pour moi, qui m'intéresse largement autant au comportement humain qu'à la technolgie !

Rien à voir, je vous parlerai bientôt de Battlestar 1979 ! Naïf, mais plaisant !
A bientôt !
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:14

De la série SF

Bonsoir à toutes et tous !
Petit problème informatique, je change d'odinateur pour internet, et word ne fonctionne pas encore ! Mais je puis toujours rédiger mon carnet de notes...
Qui pourra paraître quelque peu frivole !
En effet, j'ai envie de vous parler de séries SF, tant en dessin animé que joué par des acteurs.

C'est une vraie interrogation. Doit-on écrire de la SF en lisant uniquement les grands maîtres, les Romans Essentiels, en négligeant ce qui est appellé Culture Populaire ?

Pour moi qui cherche à être lu par un public non-averti autant que passionné de SF, j'ai jugé, à tort ou raison, que je ne pouvais pas passer à côté de ce foisonnement d'histoires.
Mais plutôt que de lire des romans SF de gare, qui sont vraiment rarement bons, et aujourd'hui guère lu sans doute, j'ai préféré l'image.

C'est donc pouquoi depuis deux ans environ, depuis que j'écris pleinement, j'essaie de tout voir.
Je dis bien tout !!

J'ai donc visionner l'intégral D'Albator, Cobra, Conan fils du Futur, Galactica 1979, Galactica actuel qui se termine en août, Il était une fois l'Espace, tous les longs métrages Star Trek, Dune en feuilleton, Tout Miyasaki, Dark Cristal, et j'en oublie !

L'une de mes dernières découvertes est Lost World, tiré de Conan Doyle, film muet des années 30, avec de magnifiques dinosaures en pâte à modeler !
Je puis vous garantir que les équipes de Steven Spielberg l'ont vu...

Grâce aux médiathèques, la vidéothèque de mes amis, quelques achats aussi, je visionne en moyenne sans doute une vingtaine d'heures par semaine d'images, plus ou moins liées à la SF, à l'imaginaire en tous genres.

Pour les feuilletons, je suis le plus radical possible, je visionne tout d'un coup, ou sur une semaine ! Pour être imprégné au mieux, pour bien apprécier la trame narrative, la voir se développer, les épisodes doivent se suivre à un rythme élevé !
On sent alors tout le travail des scénaristes, du montage sur l'ensemble de l'histoire. C'est très instructif.

Evidemment, cela ralentit d'autant mes lectures. Mais au-delà du style littéraire des bons auteurs, le plus important, ce sont les histoires !
Et le cinéma, le feuilleton permet d'en accquérir énormément.

Il ne s'agit nullement de copie, vous l'aurezévidemment compris !
Ni même d'influence directe.
C'est mystérieux, c'est une croyance en la résurgence de fragments, de similitudes.
Mon inspiration vient de partout, de je ne sais où...
Mais ce où doit bien exister ! Il faut donc le nourrir, le remplir, le fertiliser.
Le doper par une accumulation forcenée d'histoires...

Reste à faire attention à ne pas écrire ensuite trop cinéma ! Encore que c'est peut-être discutable... Ecrire consiste aussi à faire naître des "images" dans le cerveau du lecteur.
Sauf qu'il doit y amener impérativement les siennes, et cela fait toute la différence avec le cinéma, où nous subissons l'odre établi...

Petit exemple, assez basique. Pourquoi passer beaucoup de temps à décrire physiquement les personnages, humains bien sûr, ou animaux terrestres bien connus, chat, chiens par exemple ? Tout le monde sait à quoi cela ressemble !!!
Au contraire, une description minimaliste oblige, je dis bien oblige, la lectrice ou le lecteur à mettre sur un personnage le physique des gens connus, des acteurs, des amis pourquoi pas !
Elle, ou il, participe ainsi au récit, le construit avec l'auteur.

Ecrivons gruyère !
Laissons donc des trous à combler à nos amis lecteurs !

Autre tactique.
Evoquer la robe bai, alezan, aubère d'un cheval, va faire fantasmer le lecteur non averti. Le mot même n'a pas forcément besoin d'être explicatif. Le mot, même inconnu ou à la signification pas très nette, est un signe, un moyen de mettre en branle le cerveau !
Vous croyez vraiment que je comprends tous les termes d'un Jules Verne, d'un Analstair Reynolds ?!! Certes non...

Mais revenons à la nécessité d'avoir en soi un grand nombre d'histoires imaginées par d'autres.
Si je devais résumer mon sentiment, voici ce que j'écrirai.
Comment écrire pour des gens dont on ne connaît rien de ce qu'il regarde, de ce qu'il lise ?
C'est à mon avis impossible.

Etre écrivain de SF, d'Anticipation, consiste donc en un paradoxe.
Il faut emmener le plus complexe avec un véhicule en apparence des plus simples...

Car il est hors de question pour moi d'écrire des stupidités trop naïves, j'ai mon petit orgueil, n'est-ce pas !
Mais il est hors de question également d'être inabordable par une forme trop abstraite, trop éloignée du plaisir simple d'une histoire compréhensible, abordable par le plus grand nombre, du moins les gens curieux !

Oh bien sûr, la notion même de grand public est étrange...La foule peut être bête, on le sait bien...

On ne force personne à se remettre en cause par un chouette livre !
Mais on peut lui en donner envie en en écrivant un de plus...

A demain ! Je vous parlerai d'un classique de Ray Bradbury, avec des pompiers et des livres ! Peut-être aussi d'un film, je vais au cinéma voir le quatrième volet de Terminator.
On a une conscience professionnelle, ou pas !!!


Bien à vous.
Gulzar Joby

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:08

Bonsoir à Toutes et tous !

Voici les adresses de quelques sites que je consulte tous les jours. Ils font partie de ma recherche constante de documentation.

sites généralistes d’information, souvent plus technique que scientifique.
il y en d'autres, mais ces deux là sont bien achalandés !
www.high-tech-info.fr
www.techno-science.net

un peu plus fourre-tout, plus grand public
www.maxisciences.com

pour la littérature de SF et de l’Imaginaire en général
www.actusf.com/spip/

deux autres sites, très intéressants,
mais pour des raisons très opposées !

Technologies vol spatial, avec pas mal de renseignements intéressants.
www.astrosurf.com/

il n’y a pas que des gens sérieux sur le net…
voici un étonnant livre à parcourir… Surtout en cette année Darwin !
www.harunyahya.fr/livres/evolution/atlas/atlas_01.php

Ces sites font donc partie de ma formation. Qui n'a jamais qu'un but, m'aider à écrire de bonnes nouvelles pour 36, quai du Futur, et donc de bons romans !
Mais au-delà des renseignements dont j'ai besoin une fois trouvée l'idée directrice du récit pour consolider son aspect technique et scientifique, cette collecte de renseignements est un véritable un catalyseur d'idées, de sensations, de chocs parfois.
J'attends que le savoir, l'information, le fait agisse sur moi. Comment ? Mystère, mais cela marche !

Plus prosaïquement, j'ai remarqué que ce ne sont pas forcément les grands dossiers, les unes des revues scientifiques qui m'aident à trouver des idées, à confirmer ou infirmer des intuitions de futurs possibles, ou du moins imaginables ! Ecrivain de SF ne consiste pas à être devin...
C'est souvent dans les brèves de Science & Vie, Science & Avenir, La Recherche, La science, Technology Review, Ciel & Espace que ce situe la clé qui ouvre les portes de mon imaginaire.

Les dossiers ou hors-série sur un thème me cultivent. Je les conserve souvent, en fait un résumé parfois.
Les pages de brèves, elles, juxtaposent des informations si diverses que je pense que c'est cette anarchie même qui crèe des liaisons possibles entre différents domaines !

On en revient toujours au tramage qui m'obsède ! Ecrire une histoire de robots, c'est très bien, c'est même nécessaire. Je viens par exemple d'acheter le dernier hors-série de Science & Vie sur les robots, qui fait un point clair je trouve sur le sujet.
Mais en réalité, c'est ailleurs que je trouverai de quoi compléter l'alchimie d'un texte ! Une nouvelle pour mon thème Robotisation viendra peut-être d'Alice au Pays des Merveilles, le dessin animé réjouissant de Disney que je viens enfin de visionner, d'une brève sur un médicament produit par une plante ou de la lecture de Courrier International !

Il convient également de ne pas oublier que ces revues, ces sites vivent de la publicité, des vente en kiosque. Ils sont donc tentés de faire un peu, beaucoup parfois de sensationnalisme ! Notamment à la une, dans certains dossiers qui font rêver ou qui font peur...
Je repense par exemple à certaines unes de Science & Vie, telle que la physique quantique rend-elle fou ?...

Je dois donc être très prudent... La presse scientifique, et autre, ne doit pas me dicter directement mes idées, mes thèmes !
Il est gênant pour un romancier, sensé écrire pour plusieurs générations de lecteurs, de trop coller à l'actualité.
En tout cas, il faut exploser le cadre actuel d'une information, la projeter en avant ! La rendre méconnaissable !

Pour rendre justice à Science & Vie, certaines unes sont quand même intéressantes, comme Une terre unique ?
La possibilité que notre planète soit la seule dans La voie lactée, voir l'Univers, à porter la vie intelligente, selon certains calculs de probabilités et une intuition de sceptiques, m'a donné l'idée d'une superbe nouvelle, que je vais écrire tantôt ! Merci donc.

Fouillant les kiosques, j'ai trouvé également d'autres revues, disons intéressantes ! Qui se consacrent aux sciences parallèles, aux énigmes, aux extra-terrestres, aux complots en tous genres, à tout ce qui est bizarre dans le monde...
Tel Nexus, qui, dans le genre, est la plus sérieuse !

Pour ma part, jamais je ne mettrais jamais sur le même plan ces deux types de revues. Néanmoins, j'écris des histoires, je crée des personnages qui sont pétris d'irrationnalité, j'explore l'âme humaine...
Je défends le rationnalisme, la Science, le relativisme, la saine curiosité, un humanisme de bon aloi, une méfiance pour les pouvoirs théocratiques la religiosité en tant que phénomène de foule, et pas uniquement les religions du Livre ! Cela doit être clair pour chacune de mes lectrices, chacun de mes lecteurs.
Mais d'un autre côté, il est intéressant de connaître ce foisonnement, cette marginalité d'idées, tous comme la marginalité des humains est essentielle à la compréhension de l'Humanité.
Rien ne doit jamais être négligé pour créer de jolies histoires qui remuent la tête...

A demain ! Je vous parlerai aussi de la dernière mission de maintenance d'Hubble, le télescope spatial. Vous verrez, c'est spécial...
Gulzar

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 19:05

Le grand vaisseau, roman de Robert Reed

Bonjour à toutes et tous !
Tout d'abord, sachez que je travaille sur la trame narrative d'un futur roman, qui aura pour caractéristique une énorme masse qui arrive dans notre systéme, de la taille d'une gigantesque planète, avec une idée centrale de narration inédite bien sûr, que je n'ai jamais lu.
Je recherche donc les romans qui possèdent cette caractéristique !
En ce moment, je lis Vagabond de Fritz leiber, dont je vous parlerai bientôt.
Il ne faut pas redouter de lire les auteurs qui ont eu précédemment à peu près la même idée de départ, faire face au gigantisme, à une autre échelle qu'un simple vaisseau E.T.. C'est angoissant, car peut-être qu'ils vont me fermer des portes, mais c'est à moi d'en ouvrir d'autres !
Par exemple, le titre provisoire de mon roman était justement Vagabond ! je dois donc l'abandonner, en trouver un autre !

Aujourd'hui donc, Le grand vaisseau, écrit par Robert Reed.
Je ne vous raconterai pas l'histoire, je ne vous donnerai pas non plus un avis expéditif, du genre c'est un bon ou mauvais roman, car je me l'interdit. En effet, je trouverai étrange de ma part, qui ne suis pas encore édité professionnellement, de critiquer négativement d'autres auteurs !
Mon carnet de notes a pour seul but d'investiguer les écrits des autres, de parler de ce que j'ai aimé, d'étudier un vaste sujet, comment écrire  de la bonne SF ?

Dans cette optique, j'ai donc envie d'aborder quelques points de narration qui m'ont plu, bien mis en place par Robert Reed, dont je crois n'avoir pas lu d'autres ouvrages.
Tout d'abord, le roman semble n'avoir aucune justification véritable ! C'est quelque peu déroutant au début... mais à la réflexion, c'est assez réaliste.
Un énorme vaisseau, vide de son équipage, frôle la Voie lactée. l'Humanité, et des centaines d'autres civilisations se lancent à sa conquête, se battent pour en obtenir la direction, qui revient finalement aux humains.
Et que se passe-t-il alors ? Que va faire l'Humanité de ce grand machin vide ? Organiser une croisière autour de la Voie lactée ! Sans but, sans réelles raisons de gains financiers, pour  trouver une utilité quelconque à ce nouveau territoire conquis, à cette aubaine !
J'aime bien cette ironie. car il est inscrit dans le comportement humain, conquérir, même sans raison valable, simplement parcequ'un défi est là, parce que, peut-être, ce vaisseau gigantesque est une arme suprême...
Une fois la victoire accquise, il faut bien la justifier, utiliser le territoire !
Alors pourquoi pas faire une croisière, prendre du bon temps ? Je trouve l'idée surprenante, mais assez logique dans le comportement.
Trouver une justification à un conflit, à une conquête, à postériori...

Autre grande caractéristique du récit, la quasi immortalité des humains, qui amène un souffle particulier à ce roman.
Est-ce pour justifier simplement de ne pas changer de personnages au cours du récit, dont la trame nécessite qu'il se déroule sur des centaines d'années, sans trop vous en dire ?
Est-ce une obsession de l'auteur, un thème qu'il voulait aborder ?
La longévité des vies est-elle une réponse au gigantisme du vaisseau ?
Comme simple lecteur, je ne possède pas la réponse ! Mais en tous cas, c'est assez troublant à lire.
L'essentiel est que cette caractéristique centrale est vécu comme la normalité par les protagonistes. Lorsque qu'elle trouve le Grand Vaisseau, l'Humanité vit déjà assistée par des réparateurs internes au corps qui peuvent le réparer, refaire un nouveau corps, même s'il ne reste que le crâne, le cerveau bien sûr, et un morceau de colonne cervicale...
Vivre cinq mille ans est donc devenu possible... Et il vrai que cela résoud d'un coup le souci de conservation des personnages durant le roman !!!
C'est là je trouve un bonne exemple de connivence entre des exigences littéraires et des fantasmes scientifiques forts et puissants ! L'un et l'autre ne doivent pas s'affronter, mais s'unir en bon intelligence pour produire un bon livre.
Les conséquences d'une telle vie, d'une telle accumulation d'expériences, de sensations, de savoir sont abordées, mais à mon goût peut-être pas assez ! J'aimerai en savoir plus !
Cependant, je dois reconnaître que ce n'est pas le grand sujet du livre. Robert Reed ne peut pas trop s'y attarder sans déséquilbrer son récit.

Dernière caractéristique intéressante de ce roman, en dehors de l'intrigue que je tais, la place des femmes ! Les deux héroïnes principales, capitaines humaines du vaisseau, sont donc deux femmes. les hommes sont là bien sûr, mais plus en agitateurs. Le pire arrive avec eux...
C'est d'ailleurs une vision peut-être assez conservatrice, mais réaliste.
Les femmes tiennent la maison, le Grand Vaisseau, et les hommes y mettent le bazar...
C'est un résumé grossier, mais c'est la sensation qui se dégage du roman, pour moi en tout cas.

Tout dernier point, Robert Reed n'a pas oublier les flancs du Grand Vaisseau ! Il s'y déroule de bien intéressantes choses...
Mais je vous le laisserai les découvrir !

A bientôt !
Gulzar

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