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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 12:56

Petite info pour les parisiens, vendredi 13 mai à partir de 17h, Sylvie Denis et Roland C. Wagner seront en dédicace à la librairie Scylla, 8 rue Riesner dans le 12ème arrondissement.

http://www.scylla.fr/

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 13:21

Bonjour à toutes et à tous.

Aujourd’hui, chronique d’un très bon long métrage délicieusement SF, que je viens de revoir, Monstres et Cie, réalisé par Pete Docter, produit par les studios Pixar studios, sorti en 2001. Très officiellement film pour enfants, il est en vérité hautement recommandable pour tous âges.

 

monstres-cie affiche

Des monstres d’élite, travaillant pour l’usine Monstres et Cie, franchissent chaque nuit les portes des placards des enfants terriens et y récoltent leurs cris de terreur, source d’énergie nécessaire à la florissante ville de Monstropolis. Mais voilà que les enfants ont de moins en moins peur des monstres, menaçant le niveau de vie des habitants de Monstropolis, habitués à être entourés de tout le confort matériel.

 

monstres-et-compagnie peur

 

Pire même, une gosse s’est introduit dans l’univers des monstres, ce qu’ils craignent par-dessus tout. Sulli, le monstre le plus productif, et son assistant Bob se retrouve à devoir s’occuper d’elle en attendant de la renvoyer dans sa chambre. Mais Leon le caméléon, le concurrent direct de Sulli,  a d’autres projets pour la pauvre enfant, baptisée Bouh par Sulli qui se prend d’affection pour elle.

 

monstres-cie sulli

 

Je ne vous raconte pas toutes les péripéties et trouvailles, Monstres et Cie étant d’une grande richesse scénaristique, aux personnages bien écrits dans leur physique et caractère, dont les interactions surtout sont savoureuses. La morale finale consistant en une véritable révolution. Les monstres découvrent qu’ils obtiennent plus d’énergie en faisant rire les enfants qu’en les effrayant.

 

monstres-cie peur 2


Dans Monstres et Cie, nous retrouvons le formidable et jouissif travail esthétique numérique, déjà vu dans le premier Toy story, sans pour autant en être à une volonté de perfection glacée non réfléchie. Tout comme dans Wall-E, les humains, en l’occurrence les gosses et leurs chambres sont traités de manière douce, alors que l’usine Monstres et Cie est d’un réalisme métallique saisissant. Quant aux monstres eux-mêmes, leurs tronches sont vraiment réussies, notamment par l’utilisation des yeux, des dents, de chaque détail physique comme la fourrure par exemple. Chacun est immédiatement identifiable.

 

monstres-et-cie-porte

 

Narrativement, Monstres et Cie est véritablement enthousiasmant, à mon sens pour trois raisons principales.  
D’abord pour la fusion des deux thèmes centraux du film, sans quoi l’histoire n’a aucun sens, l’énergie et la peur infantile des monstres tapis dans l‘ombre des placards. Métaphore de la politique pétrolière des USA, Monstres et Cie dit tout simplement que ce pays, et d’autres aussi d’ailleurs, terrorisent pour contrôler la production du pétrole… Sans même aller aussi loin dans l’analyse politique, la recherche, la conquête et la maîtrise de l’énergie, du feu de bois aux atomes, constitue un axe fort de l’évolution de l’espèce humaine. Baser un film de divertissement pour gamins sur ce thème, c’est déjà avoir la volonté de ne pas raconter n’importe quel type d’histoire.
La peur infantile des monstres, n’est rien d’autre que la peur adulte de manquer d’énergie, d’essence pour la voiture, de chauffage, d’électricité pour le réfrigérateur.

 

monstres-cie traitre leon


Ensuite, avoir industrialisé l’activité de terreur rend le film contemporain, réinventant intelligemment les contes d‘autrefois. Les scènes se passant dans la gigantesque réserve de portes sont très impressionnantes, les lieux étant semblables à touts ces zones de triage et stockage aériennes, des bagages des aéroport, aux grandes imprimeries et entrepôts.
Nous sommes bel et bien en pleine parodie de l’activité humaine, avec ce souci de productivité. Même si toutefois, Monstres et Cie ne nous décrit pas le propriétaire de l’usine comme avare, soucieux d’argent, mais plutôt dans la peur de voir mourir l’entreprise familiale, faute de pouvoir récolter suffisamment d’énergie. Exactement comme les grandes compagnies pétrolières sont vouées à disparaître à terme, faute de pétrole. Que seraient-elles donc prêtes à faire pour durer le plus longtemps possible ? La réponse est au journal de vingt heures…

 

monstres-et-cie monstres

 

Monstres et Cie montre clairement que le drame arrive, que les barrières morales tombent lorsque la promesse faite aux consommateurs risque de ne plus pouvoir être tenue. Les habitants de Monstropolis ne s’imaginent même pas abandonner leur niveau de vie matérialiste. Si l’énergie venait gravement à manquer, que ce passerait-il socialement ? La population ne se retournerait-elle pas contre Monstres et Cie ?
Le sujet n’est pas abordé dans le film, mais il est sous-jacent. La peur ne règne pas que dans les chambres d’enfants…

 

monstres-cie administration


Toutefois, la critique sociale s’arrête là où commence le libéralisme… Nous sommes plus dans la dérive de l’entreprise familiale devenue trop grande, ne voulant à aucun prix perdre sa grandeur, sa puissance, plutôt que dans la dénonciation franche d‘un système inégalitaire.
Ceci dit, cela n’empêchera pas le patron de condamner cyniquement son meilleur employé Sulli à l’exil sur terre, dans les sommets glacés, où nous apprendrons la vraie nature du yéti, réjouissance parmi d‘autre de Monstres et Cie. Les monstres ne sont que des salariés bon à jeter s’ils se rebellent ou sont inutiles.

 

monstres-cie yeti


Enfin, Monstres et Cie se conclut sur une morale véritablement formidable, faire rire les enfants au lieu de leur faire peur permet de récolter bien plus d’énergie. Morale positive, mais pas niaise et surtout ancrée dans le récit, puisée à la source même de l’histoire. L’idée certes est simple, mais ne provient de nulle part ailleurs.
Quand au dernier plan, il est magnifique, ouvrant sur un monde de joie, d’émouvantes retrouvailles entre Sulli et la petite Bouh.

Pour finir de nous rendre Monstres et Cie sympathique, il comporte des clins d‘œil au jazz, à la France, comme dans de nombreuses productions SF venant d’Amérique du Nord, et à Ray Harryhausen, fameux animateur de films SF des années 50, 60, ainsi qu‘à d‘autres productions de Pixar.
Formidable dessin animé donc, pour tou(te)s les passionné(e)s de Science Fiction, de monstres et de bonnes histoires.
Gulzar

Un site pour refaire connaissance avec les personnages de Monstres et Cie :

http://www.pixar-planet.fr/perso/monstresetcie.php3

 

monstres-et-cie-petitefille


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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 12:42

orbital station canon

orbital station bataille 9

orbital to fumihiko sori station

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 12:40

Bonjour à toutes et à tous.


Aujourd’hui, double chronique avec deux films de Fumihiko Sori, réalisateur de films d’animation SF au modernisme affiché. Le ton, le jeu des personnages est froid, très cérébral, mais les thématiques sont intéressantes, le graphisme de haute volée.

Vexille
De Fumihiko Sori, 2007, 109 mn

 

vexeille jaquette

Ce qui frappe immédiatement au visionnage, c’est la radicalité du scénario. Pas de compromis dans l’idée, poussant à l’extrême la robotisation en cours au Japon, où plutôt son androïsation extrême.
Le monde entier a interdit la recherche sur la robotique, de peur de voir l’arrivée d’une vie synthétique. L’entreprise Daiwa rejette cette interdiction, prend le pas sur l’état japonais. Nous assistons à la tentative furtive de l’ONU d’entrer dans un archipel complètement fermé sur lui-même, n’exportant plus que des robots. La vérité sera terrible à admettre. Le japon a été rasé, aplani afin de récupérer toutes les ressources naturelles.

Des japonais, il n’en reste plus. Ou si peu, des rescapés enfermés dans un ghetto sur le site de Tokyo, voués à être transformé en androïde métallique par un vaccin artificiel censé protéger la population, injecté sur ordre du gouvernement.

La résistance s’organise, afin de pénétrer et détruire l’île dans la baie de Tokyo, siège de la société Daiwa productrice de robots, responsable du génocide.

C’est la brutalité même de cette surexploitation de la nature, de la prise de contrôle d’un pays entier par une société privée sans autre but que le profit, de la disparition d’une peuple entier qui constitue l’intérêt du film.
À vrai dire, je suis resté tétanisé durant le premier visionnage sur dvd. J’ai eu la chance de pouvoir revoir récemment le film sur grand écran, le même sentiment d’absolutisme dans la folie industrielle m’est revenu. Dans la première partie du film, Fumihiko Sori parvient à rendre crédible, palpable le génocide économique d’une population entière, trop croyante dans le progrès technologique, sans plus de repères.

Vexille vient donner un relief particulier à la présente situation catastrophique du Nord du Japon. Un parallèle peut se faire entre nucléaire civil et nanotechnologie vendue comme médicale et qui n’est que moyen de contrôle et transformation d’une population.


Tant dans la fiction que la réalité, la vie humaine ne tient plus qu’à un fil. Tant dans la fiction que la réalité, la population japonaise restent sans réaction, passive, soumise à l’autorité, quelle qu’elle soit.

Vexille raconte aussi, en le poussant dans ses derniers retranchements, la hantise de l’étranger dans la société japonaise, non pas au sens du touriste toujours le bienvenu, mais de la présence d’immigrés, l’impossibilité de quitter l‘archipel pour un ailleurs. Le destin du pays se joue sur ces quatre îles, bastion refuge, citadelle interdite au regards extérieurs.
En un sens, Vexille est une métaphore d’un Japon du 21ème siècle encore dirigé par les militaristes au pouvoir durant la dictature militaire qui n’a fini qu’après la capitulation d’août 1945, après avoir entraîné le Japon dans un désastre sans précédent. Une ère du Meiji qui n’aurait pas connu d’interruption, n’aurait retenu aucune leçon historique, uniquement préoccupé de la gloire de l’Empire, quelque soit le prix à payer pour la population.
Vexille avec son esthétique futuriste s’inscrit pleinement dans l’Histoire du japon, ce qui lui donne cette solidité narrative, cette profondeur angoissante, cette véracité humaine que l‘on à peine à croire mais que l‘on ressent comme possible.


Contrebalançant de manière inattendue l’extrême sévérité de Vexille, un hommage évident est rendu aux vers peuplant la planète Arrakis de Dune, à travers ces vers composés des débris métalliques qui vivent sur la surface atrocement plane du défunt Japon.

La bête furieuse et destructrice sera l’instrument de la salvation finale. Elle apporte cette part de fantastique, de divinités animales si présentes au Japon, qui vient tempérer la réalité matérielle terrible d’un japon réduit à néant par un productivisme, une industrialisation à outrance.

 

La toute fin me semble un peu trop portée sur la grosse bagarre à mon goût, alors que l’ensemble du film baignait dans une ambiance tendue, dans des problématiques insolubles et terribles. Sans doute l’influence du producteur dirons-nous, soucieux de capter le public adolescent…
Faire également qu’un seul individu, un savant fou, soit au final responsable d’un tel désastre peut aussi apparaître comme une narration quelque peu légère, malgré le fait qu’il ne s’agit pas là comme attendu d’un androïde mais d’un humain cachant sa nature de fragile animal à sang chaud.
Néanmoins, nous sommes là dans d’évidentes références historiques, Hitler petit brun rabougri vantant la solide race aryenne blonde aux yeux bleus, l’Empereur Hiro-Hito descendant de son statut de demi-dieu pour devenir le symbole d’un Japon militariste invincible défait par l’ennemi. Simplement, nous perdons le fil d’enjeux économiques et sociaux qui sont à la base du film, mais qui heureusement apparaissent clairement dans la première moitié.

Vexille reste, malgré une fin à mon sens plus banale, un formidable film de SF, radical, contemporain et d’une forte esthétique, hautement recommandable pour tout(e)s passionné(e)s du genre.

Chronique sans illustrations, car je n'ai pas trouver d'images de grande taille... 

 

 

Orbital - To
De Fumihiko Sori, 2009, 87 mn
Deux épisodes d’environ 40 mn, extraits d’une œuvre SF japonaise, Saga 2001 nuits d'Hoshino Yukinobu.

 

orbital to fumihiko sori jaquette dvd


Œuvre suivante, une nouveauté sortie en début d’année en France sous forme dvd, Orbital, ou To en japonais, Fumihiko Sori nous propose deux moyens métrages, inspirés du manga d’une œuvre SF japonaise, que je n’ai pas lu.  

 

orbital station 6 

Malgré des similitudes graphiques évidentes dans la grande qualité de réalisation et le dessin des personnages, le ton et la sensation que dégage Orbital à son visionnage est bien différent de celui de Vexille.
Nous ne sommes plus dans une angoissante vision d’un futur apocalyptique, mais dans une œuvre aux thèmes classiques, superbement revisités esthétiquement.

 

orbital station personnages 7


Dans le premier moyen métrage, Orbite elliptique, une station spatiale civile en orbite terrestre envoi du ravitaillement à la base lunaire. Un vaisseau cargo revient d’un long voyage avec dans sa soute une fabuleuse source d’énergie, extraite d’une mine lointaine. La station spatiale est attaquée. Les deux équipages résistent, tentent de sauver la cargaison de ses ravisseurs.
L’histoire d’amour entre le responsable de la station orbitale et la capitaine du vaisseau prendra à la toute fin une conclusion surprenante et finalement logique avec la découverte du voyage à la vitesse de la lumière. Je vous en laisse la surprise...

 

orbital station 4


Dans le second moyen-métrage, Planète symbiotique, l’Humanité cette fois colonise d’autres systèmes solaires. Sur une planète, deux petites colonies reproduisent les vieux conflits venus de Terre. Une histoire d’amour a lieu entre deux jeunes gens des deux colonies adverses, amour interdit. Les paysages et animaux exotiques sont vraiment très beaux, plongés dans une blancheur quelque peu étouffante.
Le jeune amoureux, un chercheur, se trouve contaminé par une entité bactérienne métallique, qui le transforme, en fait l’adapte à la planète.

Le personnage de cosmonaute âgé, venu tenter une réconciliation entre les deux partie,s tire les conclusions philosophiques de l’histoire. Est-ce l’humain qui a colonisé la planète, ou la planète qui a colonisé l’humain ?

 

Je n'ai pas trouvé d'images du second moyen-métrage, mais voici une petite bande-annonce.

www.we-prod.com/v3/catalogue/longsmetrages/orbital/orbital.php


Esthétiquement, ce qui caractérise Orbital est véritablement son rythme, lent, loin de toute ambiance stressée. L’arrimage des vaisseaux, les batailles dans le vide, tout se fait à vitesse quasi réelle, avec ce rythme qui s'associe si bien avec l'Espace, loin de l'agitation terrestre. L’on retrouve l’ambiance des films  et série SF qui savait prendre leur temps. La poésie du design des vaisseaux, station, bâtiments peut alors agir pleinement. Pour tout fan de SF, c’est un vrai régal, pour un jeune public, le rythme pourra peut-être provoquer de l'ennui.

 

orbital station vaisseau 5


Avec ces deux histoires classiques, Orbital est bien plus un hommage à une SF assez contemplative qu’une exploration intrépide des futurs possibles de l’Humanité. Fumihiko Sori n’apporte aucune idée neuve, surprenante, puisqu‘il respecte sans doute les scénarii de l’œuvre originale dont il s‘inspire.

Cela peut constituer peut-être une déception, mais il me semble que ce diptyque ravit tout de même les yeux, et fait preuve d’humanité, loin du larmoyant et du moralisme de bas étage.

Gulzar

 

orbital to fumihiko sori equipage

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:55

Bonjour à toutes et à tous.

 

Géante Rouge, nouvelle formule, est sortie d'imprimerie. Je vous propose le sommaire, avec un de mes textes de 2008, que j'ai du réécrire pour la publication. Il comportait surtout des dialogues pas au niveau de la revue... Merci encore au rédac'chef d'avoir sélectionné mon texte.

Je vais d'ailleurs ne pas tardé à leur envoyer deux ou trois autres nouvelles inédites de tailles différentes pour 2012, en espérant être sélectionné à nouveau.

 

Couv geante rouge 2011

  

Editorial de Patrice Lajoye

 

Il paraît que dans une revue, le rédacteur en chef est tenu d’écrire un éditorial. Il paraît. Sauf que ma dernière expérience dans le domaine remonte à plus de dix ans, dans d’obscurs fanzines maintenant oubliés de tous. Me voilà donc bien embêté.

L’exercice est d’autant plus délicat que me voilà aussi au sommaire de ce numéro 19 de Géante Rouge. Ah, autopublication honnie... Bref, bien des choses à justifier. Géante Rouge, primitivement trimestriel, est devenu une publication annuelle, avec au sommaire plus de pages, et donc plus de texte que dans les numéros précédents, même si au final il est vrai que la quantité de textes publiés sur la même durée sera sans doute inférieure. Il se trouve donc que lorsque Pierre Gévart m’a confié les rênes de cette revue, le sommaire d’un Géante Rouge n°19, formule trimestrielle, était déjà largement établi... et que j’y étais. Un passif que j’assume, même si cela sera bien la dernière fois qu’on me lira dans ces pages.

Que trouvera-t-on donc au sommaire de Géante Rouge nouvelle formule ? Toujours des dossiers consacrés à des auteurs français, bien sûr – deux dans ce numéro, avec Jeanne-A Debats et Jean-Michel Calvez. Toujours le prix Pépin, qui célèbre le format ultra-court (moins de 300 signes !). Mais aussi et surtout bon nombre d’auteurs peu ou pas connus, car Géante Rouge, qui reste un fanzine, a la volonté de leur offrir un espace non seulement de publication, mais aussi de travail sur leurs textes.

Tous ici ont fait l’objet de deux aller et retour au moins entre la rédaction et leurs auteurs. Un minimum pourriez-vous pensez, mais qui n’existe pas toujours au niveau de périodiques à parution plus resserrée, pressés par le temps. Du temps, nous en avons. Et si les conditions ont été un peu exceptionnelles pour ce premier numéro, qui marque une transition, à l’avenir, nous pourrons dire à nos auteurs : pas de panique, prenez votre temps, faites les choses bien.

Le résultat sera-t-il à la hauteur ? Ma foi, ce sera à vous de nous le dire. N’hésitez pas à nous contacter (geante.rouge@gmail.com), à nous faire part de vos remarques, de vos critiques et suggestions. De vos voeux, aussi : quels auteurs souhaiteriez-vous voir faire l’objet d’un dossier, par exemple.

Géante Rouge vous est ouvert.

 

 

Dossier : L’envol de Draco. Jeanne-A Debats

Entretien, par Lucie Chenu

 

Jeanne-A Debats, Asmodeus ex machina

Bibliographie commentée, par Lucie Chenu

 

Meddy Ligner, Partition de vie.

 

Patrice Lajoye, Souvenirs ?

 

Gulzar Joby, L’Ami Thornbjörn au travail

 

Dossier : Jean-Michel Calvez

Jean-Michel Calvez, Safari

Entretien, par Elian Krawiek

 

 Laurent Million, Mater Supply

Hugo Van Gaert, Situation désespérée

Sébastien Clarac, L’OEil de Skadi

Denis Roditi, La Cité des désaxés

Prune Matéo, Le Chant des sirènes

Prune Matéo, Les Dormeurs

Didier Reboussin, Vanité

Jean-Félix Lyon, In Silico

 

Prix Pépin 2010 

Les auteurs par eux-mêmes

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:35

Bonjour à toutes et à tous.


En visite à Paris, j’en ai bien sûr profité pour rendre visite à ces endroits magiques que l’on nomme librairie et bouquiniste SF…
Voici ma liste de courses, perspective de saines lectures.

Bouquiniste L’amour du Noir

11, rue du Cardinal Lemoine

tous les jours 12h / 19h

01 43 29 25 66

amourdunoir@wanadoo.fr

http://perso.wanadoo.fr/amourdunoir
Si vous venez à la Capitale, n’hésitez pas à le visiter, c’est très complet.

J.C. Ballard
Appareil volant à basse altitude
La forêt de cristal
Le monde englouti
Cauchemar à quatre dimensions
Je poursuis petit à petit la lecture de ce grand maître du récit d’anticipation.

Stanislas Lem
Solaris
Avec une magnifique couverture incluant une photographie du film de Tarkovski

Greg Bear
L’envol de mars
La musique du sang
Eons
Éternité
De la saine lecture donc, après l’avoir découvert par son recueil de nouvelles, Axiomatique.

Pierre bordage
Abzalon

J'ai également pris quelques livres dont j’ai trouvé les références dans l’ouvrage de référence Space Opera édité aux Moutons Electriques

Louis Thirion
Ysée-A

Charles Harness
L’anneau de Ritornel
Vol vers hier

Colin kapp
Manalone (une édition Galaxies Bis !)

Edmond Hamilton
Les loups des étoiles
J’avoue n’avoir jamais lu l’inspirateur de la Série d’animation Captain Futur, ou Capitain Flam en français.

J'ai rendu également une petite visite à

la librairie Scylla

8, rue Riesner dans le 12ème.

06 24 64 22 08

ouvert lundi, jeudi, vendredi de 12h à 20h, samedi de 10h à 20h.

librairiescylla@hotmail.com

 


Dimension suisse, Rivière Blanche
Je n’ai pas encore attaqué Dimension Russie…

La guerre du Feu et autres romans préhistoriques
De J. H. Rosny Aîné
Collection Bouquins, Robert Laffont
Je suis très content d’avoir mis la main sur cet ouvrage de référence, avec quatre romans et des nouvelles, en préparation d’une uchronie préhistorique, que je destine à la revue Galaxies. Travailler en ayant lu le grand maître me permettra de mieux me situer dans ce genre paradoxale de la SF que constitue le roman préhistorique.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:33

Bonjour à toutes et à tous.
Il faut que vous le sachiez, il n’y a pas que La recherche et d’autres dans le vaste monde des publications scientifiques.
Il y a aussi le hors-série de Fluide Glacial, Ramène pas ta science. Je vous le conseille...

 

fluideglacial ramene-pas-ta-science


Bien sûr, il y aurait comme de la moquerie dans l’air, mais après tout, la technoscience est un pouvoir et tout pouvoir doit être porté en dérision.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:26

banniere livres à lire internet

 

Légendes de la Garde
Automne et hiver 1152
David Petersen
Éditions Gallimard

 

legendesdelagarde 1

legendes de la garde hiver 1152

 

Bonjour à toutes et à tous.
Extraordinaire bande dessinée aujourd’hui, parcourue avec avidité chez mon libraire, Légendes de la Garde, de David Petersen, qui comporte pour l’instant deux tomes, Automne et Hiver 1152.

Dans une ambiance moyenâgeuse où les souris tentent de survivre, la Garde les protège de leurs ennemis. Je ne vous en dit pas plus, sinon que tant l’histoire que le graphisme et le découpage des cases sont de pures merveilles. L’on se demande même s’il faut vraiment considérer que Légendes de la Garde sont des livres uniquement pour les enfants

 legende planche 1


legende planche 2

 

C'est chevaleresque, c'est politique, c'est sauvage, c'est meurtrier. Ce sont les passions humaines et le sens du devoir, l'affrontement de la famille et de la société, du faible contre le fort.

 

legende planche 3

 

Cette œuvre me fait penser à un pendant littéraire récent, Le Bois Duncton, de William Horwood paru aux éditions L’Atalante en 1997, traduit de l’anglais par Pierre Goubert.

 

le bois duncton

 

Le livre de plus de 700 pages, que je n’ai pas encore eu le temps de lire et qui attend son heure dans ma bibliothèque, décrit une société de taupes. L’ouvrage utilise ce principe bien connu de l’humanisation d’animaux, qui fait la joie des conteurs.
Gulzar

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 12:15

Bonjour à toutes et à tous.

Courte réflexion aujourd’hui à propos de l‘image animée, qui m’est venu lors de mes recherches habituelles sur les thématiques SF qui nourrissent mes textes. Intuition serait d’ailleurs plus juste, car je ne suis pas vraiment certain d’avoir raison, à vrai dire.

Pourquoi donc l’image animée, du cinéma mais surtout l’image télévisuelle, fascine autant l’être humain, et au-delà d’une fascination parfois réjouissante, ne parvient-il que très difficilement à l’appréhender, à douter de sa véracité et de l’honnêteté de celles et ceux qui la fabrique ?
En clair, le cinéma et la série télévisée, la fiction donc, reste de l’ordre de la cérémonie, d’un moment à part. Nous savons dès l’enfance, pour peu que l’on veuille bien nous l’expliquer, la différence entre la réalité, le monde physique, et l’image fictionnelle.
Par contre, il n’en est pas de même pour l’image télévisuelle censée représenter la réalité, qu’il semble bien difficile à mettre en doute. Cette distanciation nécessaire pour ne pas finir idiot dans ce flot incessant sur les écrans, les tablettes, les portables, les caisses de supermarché, les gares, les bars, relèvent d’une éducation, d’un effort, d’une chance sans doute peu accessible à une majorité de l’espèce humaine.
L’image animée sans but fictionnelle assumée est partout, au service de qui, de quoi ? La duperie ultime consistant depuis longtemps à faire croire que le journal d’actualité télévisé est le reflet le plus exacte possible de la fameuse réalité, mieux même qu’il se veut objectif.
Pour avoir totalement arrêté de regarder tous programmes télévisuels depuis longtemps, la vie d’auteur de SF demande certaines exigences, je reste stupéfait par l’infantilisation, la perte de contact avec le réel que prodigue allègrement une bonne partie de la production industrielle d’imagerie télévisuelle.

Et c’est là que l’interrogation majeure arrive. Pourquoi une telle incompréhension parmi la population de l’effet de l’imagerie télévisuelle, hors fiction je le répète bien ? Évidemment, des explications tout à fait crédibles existent, le manque d‘éducation culturelle, le besoin de se distraire sans effort après une rude journée de travail, la difficulté de nombre de parents à élever leurs enfants et préférant les mettre devant la fameuse télé, nouvelle lampe d’Aladin, le mépris et l’ignorance des choses intelligentes.

Toutefois, ces justifications ne me satisfont pas véritablement. Il me semble qu’il y a à chercher plus en amont. En effet, si j’insulte quelqu’un, il va se rebeller, contrer mes insultes. Si je vole un commerçant, il va me courir après. Si je mens, j’encours une réprimande. Et pourtant, si j’insulte des personnes et leur intégrité morale, si je mens effrontément par l’imagerie télévisuelle, si je cause du tort à autrui, il n’y a pas de réactions véritables. Pourquoi ?
En premier lieu, il y a cette distanciation géographique. Celles et ceux qui causent dans le poste sont inaccessibles, inatteignables. On ne peut répliquer à des fantômes, drapés dans leur célébrité.
En second lieu, et c’est mon hypothèse, ma sensation, c’est que l’espèce humaine n’est tout simplement pas adaptée pour percevoir correctement les images animées. Cette technologie est si récente, si en dehors de tout phénomène naturel que nous sommes démunis face à ce déferlement de sensations que notre cerveau ne sait vraiment analyser et traiter.

Quand un taureau nous fonce dessus dans un champ, nous ne l’acceptons pas, par une saine peur du danger, et nous fuyons.
Quand nous subissons l’assaut d’images mensongères, nous ne fuyons pas, pas en masse en tout cas, alors que nous devrions refuser abruptement cette agression inacceptable de médiocrité, ce mensonge. Peu de gens n’ont aucun poste de télévision chez eux et choisissent soigneusement ce qu’ils regardent. 

Nous sommes et resterons pour très longtemps une espèce animal, malgré toute l’espérance de rêveurs scientistes, adapté à un environnement naturel, où l’image animée émergeant d’un monde lui-même animé par le vent, les animaux, la végétation n’existe pas. Dans la Nature, il n’y a qu’une seule réalité, pas deux, ou trois. Nous ne pouvons donc qu’en traiter une seule à la fois.
Pour l’espèce humaine, tout est réel, même ce qui est faux.
Notre cerveau est certes adapté, façonné même par le langage et le dessin, qui ont accompagnés tous deux très tôt l’humanité, qu’elle soit nomade ou sédentaire. Nous sommes faits d'abord pour un monde physique, certes par la vision, mais aussi par le toucher, le goût, l'odorat.


C'est pour cela qu'il est fortement déconseillé par le corps médical, par les études scientifiques et le bon sens de mettre un bébé, un jeune enfant devant le poste de télévision. Son cerveau en train de se former est incapable de ressentir l'image correctement, d'en tirer un apprentissage en quoi que ce soit utile pour sa vie d'adulte. Deux ans et demi, trois ans est la limite où l'enfant commence à pouvoir apprécier l'image, et encore durant un court moment qui ne va guère au-delà d'une demi-heure.

Je sais qu'il existe plusieurs chaînes télévisuelles anglo-saxonnes pour les bébés, proposant des émissions, des flux d'images plutôt, simplifiés à l'extrême, censée participer à l'éducation enfantine. Il était question de les interdire ou de restreindre leur diffusion en France, car constituant un danger de santé publique. Un bébé qui regarde de l'image télévisuelle à forte dose quotidienne, au lieu d'entrer corporellement en contact avec le monde, dépérit, subit des manque cérébraux en terme de développement intellectuel, relationnel et cognitif.

Surtout, leur vraie et terrible vocation est de soulager les parents débordés ou incapables d'élever un enfant, de remplacer l'humain par l'image. Un jeune enfant peut très bien regarder de tant à autre, voir régulièrement des émissions qui lui sont destinées, mais avec un adulte qui pourra expliquer, partager avec lui ses émotions.

 

L’image animée est une étrangère, une invention technologique qui demande d’être instruit(e) et d’avoir le mode d’emploi pour comprendre sa nature profonde.

J’en veux pour preuve édifiante une anecdote racontée par Jean-Claude Carrière, immense scénariste, qu’il tenait de Luis Bunuel. En Espagne, au début du 20ème siècle, et donc du tout début du cinéma muet, en plus du pianiste ou des musiciens qui jouaient en direct la musique des films projetés, un homme se tenait à côté de l’écran avec une grande baguette. Que faisait-il là ? Tout simplement pour expliquer l’histoire aux spectateurs ignorant des codes cinématographiques et dépassés par ce qu‘ils voyaient à l‘écran.
Exemple, un homme regarde par la fenêtre, il est heureux. Second plan, on voit passer une jeune femme aux bras d’un homme, le couple paraît amoureux. Troisième plan, l’homme à la fenêtre est très triste. Évidemment, il s’agit du mari ou d’un amoureux éconduit, qui surprend la femme qu’il aime avec un autre homme.
Et bien, ce montage qui nous paraît très compréhensible, classique même, n’était pas compris encore à l’époque. Ce qui n’a rien d’étonnant. Les spectateurs devaient tout simplement apprendre le langage cinématographique, inconnu, n’ayant rien à voir avec la peinture, le théâtre ou l’opéra.

L’humanité a fini par apprendre les principaux codes fictionnels de l’image animée, très rapidement d‘ailleurs, mais pas encore ceux de l’autre type d’image animée, celle qui prétend  retranscrire la réalité et qui conserve obstinément son statut d‘objet magique. L’effort d’éducation est insuffisant, ne touche qu’une partie trop faible de la population, restant sans défense face au taureau télévisuel.
Et sans défense, on peut être blessé, tuer même. L’image télévisuelle est une arme, je ne vous apprends rien.

En tant qu’espèce, nous n’avons pas encore compris que l’image animée n’est pas la réalité, ne le sera jamais. Il est pourtant plus que temps.
Gulzar

 

Annexe sur les chaînes TV pour bébés

 

 

Extrait du blog de jean-Marc Morandini, animateur radio et télé :

"La chaîne BabyFirst, destinée aux enfants de six mois à trois ans, sera lancée en France le 16 octobre sur CanalSat et proposera des programmes conçus spécifiquement pour cette tranche d'âge, sans publicité, ont annoncé mardi au Mipcom ses dirigeants.

Sur BabyFirst, disponible dans le pack famille de CanalSat, les programmes sont très courts (2 à 7 minutes), les couleurs vives, les mouvements plus lents et les images simples, afin de capter l'attention des petits. Elle diffuse 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

"C'est l'outil ludo-éducatif que les parents attendaient", a assuré Sharon Rechter, co-fondatrice de BabyFirst. Les tout petits regardent le plus souvent une télévision destinée à leurs aînés, et BabyFirst leur offre "un environnement sûr et positif", a-t-elle expliqué.

L'enfant pourra ainsi "apprivoiser les chiffres", "appréhender les signes et les mots", "s'intéresser au monde qui l'entoure", selon le dossier de presse. BabyFirst veut également "sensibiliser les enfants à l'amitié et à l'altruisme" et les "aider à s'endormir avec des berceuses et des images réconfortantes".

La chaîne s'est dotée d'un conseil d'orientation, où siègent "des experts de la petite enfance" et Marc Tessier, l'ancien président de France Télévisions, ont indiqué ses dirigeants. Les abonnés se verront remettre un "Guide des parents" pour "enrichir cette expérience télévisuelle".

BabyFirst, créée en 2004 aux Etats-Unis, existe dans 28 pays. Les programmes sont pour la plupart semblables d'un pays à l'autre mais les comptines et les musiques sont adaptées selon les pays. BabyFirst France émet de Grande-Bretagne."

 

A lire aussi sur le sujet, des avis guères enthousiastes :

http://www.collectifciem.org/articletelebebes

rue89.com/babyfirst-une-chaine-de-tele-pour-les-moins-de-3-ans

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 13:40

banniere livres à lire internet

 

Une chouette bande dessinée entrevue chez mon libraire bd, Royal Space Force, uchronie de Warren Ellis et Chris Weston.  Le dessin est superbe,  avec aux couleurs Laura Martin dont le travail participe grandement à la qualité de l'album.

L'album one shot est publié chez Delcourt.

 

royal space force couv


Pour résumer le Royaume-Uni commence et gagne la conquête spatiale... l'histoire se situe donc en pleine vague uchonique qui déferle sur la SF, avec toute de même beaucoup d'oeuvres intéressantes. La dernière case, qui conclut donc moralement l'histoire, est je dois dire absolument formidable.

 

royal space force image

Lire la chronique de Marc Van Buggenhout sur phenixweb.net :

www.phenixweb.net/ELLIS-Waren-Royal-Space-Force

 

Son blog personnel :

http://marcfvb.wordpress.com/

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