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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:33

A l'occasion de la sortie du rover martien Curiosity de la NASA en Lego, voici quelques avions, créés par Jon Hall...

 

Lego ship concepts by Jon Hall 11

Lego ship concepts by Jon Hall

Lego ship concepts by Jon Hall 10

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:07

Bonjour à toutes et tous. 

Il y a parfois des nouvelles qui nous ramènent à l'enfance, sans pourtant porter à la nostalgie... Tel est le cas avec la sortie d'une boîte de Lego, une série spéciale sans doute pas évidente à trouver en magasin, consacrée au rover de la Nasa Curiosity, actuellement sur Mars.

La Nasa a heureusement autorisé et supporté le projet pour son caractère éducatif, ce qui n'est pas le cas d'autres société comme Lucas films, qui a refusé certains projets de fans...

004-lego-mars-curiosity-rover-boite

Cette boîte est issue d'un concours que lance la marque depuis quelques années, invitant les fans à réaliser des modèles originaux. La maquette élue par le public est alors finalisée par les spécialistes Lego, puis vendue sous forme habituelle de boîte. 

004-lego-mars-curiosity-rover-boite recto

Le Rover Curiosity proposé alors en 2011 l'a donc emporté et la boîte sera disponible courant janvier 2014 sur le site de vente au prix raisonnable de 29,99 euros, pour 295 pièces. 

 http://shop.lego.com/fr-FR/#shopxlink

 

Le prototype originel...

004-lego-mars-curiosity-rover-1371581335

004-lego-mars-curiosity-rover-1371581337

Le modèle final...

004-lego-mars-curiosity-rover DEF


La page en anglais pour retrouver le gagnant Stephen Pakbaz et son avis sur le rover lego finalisé qu'il vient de recevoir. 

http://blog.lego.cuusoo.com/2013/12/18/lego-nasa-mars-curiosity-rover/

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 16:00

Le n°3 de ReS Futurae est sorti.

http://resf.revues.org/309

Son dossier porte sur la littérature de science-fiction depuis 1970.

N'oubliez pas de commencer par l'éditorial !

Au programme :

- Michel Jeury, (Natacha Vas-Deyres)

- Maurice Dantec (Isabelle Périer)

- Ugo Bellagamba (Marc Atallah)

- Une lecture politique des années 80 (Jean-Guillaume Lanuque)

- Le space opera français des années 90 (Simon Bréan).

+ Deux articles traduits de Science Fiction Studies : un point très complet sur la question de la définition de la science-fiction (John Rieder) et une réflexion sur la mondialisation de la science-fiction (Istvan Csicsery-Ronay Jr.)

+ Comptes rendus : le "Frankenstein français" (Jean-Louis Trudel), et la mode du zombie (Amy Ransom et Jean-Louis Trudel).

Bonne lecture et au plaisir de vous lire, notamment sur notre carnet de recherche.

http://resf.hypotheses.org/2207

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 07:59

Bonjour à toutes et tous.

Courte chronique bande-dessinée, avec un album très particulier, Gens de France, par Jean Teulé, édité chez Casterman en 1988. 

 

gens de france jean teulé casterman


En réalité, il s'agit sur la forme bien plus d'un carnet de route, fait de textes, de photos plus ou moins retouchées, de divers éléments.

Jean Teulé est parti sur les routes de France, à la rencontre de gens que l'ont ne voit jamais, les reclus, les oubliés, les réprouvés, les marginaux. Pas forcément au sens politique du terme, plutôt des gens qui paraissent surtout sans intérêt aux bourgeois et aux médias de la ville, aux gens installés comme l'on dit...

Ou alors seulement lorsqu'il y a un drame qui fait la une.

 

Ici pas de condescendance. Certes on peut parfois sourire, mais dès la première page, nous sommes intéressés. En tous cas, l'intérêt de la démarche humaine et graphique de Jean Teulé est de prendre cela à coeur, au sérieux. C'est un vrai voyage que nous entreprenons, à la rencontre de personnages du réel, preuves à l'appui et courtes notes fort bien écrites.

Se succèdent alors Jean-Claude qui fabrique une soucoupe volante, une communauté hippie, les afficionados de cogida, Zhora qui soupçonnée d'avoir volé dans un magasin se suicide en se jetant d'un pont, les soeurs Papin, Edwige qui donne ses cours déguisée...

Nous irons au Mans, à Florac, Privas, Lepanges-sur-Vologne, Clemery, Arcueil, Paris. 

 

gens de france jean teulé casterman extrait 2

 

Tenir un carnet de route éloigne de la bande dessinée purement fictionnelle ou même de témoignage historique mis en dessins. Et donc évite soigneusement toute tentative d'esthétisation de la vie des personnes croisées, mortes ou vivantes. 

L'album est sale graphiquement, d'une certaine manière, mal fait, maladroit, bricolé. Il est à l'image de la manière dont les nantis, les bourgeois, les médias surpuissants expriment leur mépris pour les gens dont Jean Teulé fait le portrait. 

Paradoxalement, les personnes, elles, n'en sortent pas salies. Sans en être pour autant mises sur un piédestal non plus d'ailleurs.

Elles existent, donc elles ont droit à l'existence, comme Johnny Halliday, un ministre, un cadre supérieur, un champion sportif.


D'ailleurs, il serait intéressant de voir ce que donnerait la forme graphique de Gens de France appliquée aux gens que l'on nous impose sans cesse médiatiquement...

 

Cerise sur le gâteau, voici un extrait du livre lu par Jean Teulé lui-même...

http://www.youtube.com/watch?v=Y91woCwsJhQ

Ouvrage donc indispensable que ces Gens de France, doublé d'ailleurs d'un Gens d'ailleurs. Une intégrale des deux volumes est parue chez Ego comme X en 2005. 

 

jean teulé intégrale gens

http://www.ego-comme-x.com/spip.php?article303 


Seul bémol, nous restons cantonné(e)s à la métropole... Mais il s'agit peut-être aussi d'un souci de moyens financiers pour Jean Teulé. Il manque dans cet ouvrage les français d'outre-mer, la Corse.

Les gens là-bas aussi sont intéressants...

Gulzar

 

Jean Teulé a réalisé d'autres bandes dessinées dans le même esprit graphique. 

 

jean teulé

jean teulé 3

jean teulé 2

Jean teulé 5

Pour en savoir plus sur la production de Jean Teulé, cette page :

http://arts.forumculture.net/t1854-jean-teule

Sur Jean Teulé lui-même :

http://www.franceinter.fr/personne-jean-teule

 

Il est également animateur de télévision et de radio, collaborateur de revue comme Circus, romancier, avec pour le plus connu de ses ouvrages, Le magasin des suicidés, fable très réussie sur une société morbide...

 

jean teulé magasin suicidé


Patrice Lecomte en a tiré récemment un excellent dessin animé, dont voici l'affiche et la bande annonce, un autre excellent moyen de découvrir tout l'esprit de Jean Teulé. 

 

jean teulé le-magasin-des-suicides-affiche

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19251106&cfilm=147453.html

Le site du film :

http://www.lemagasindessuicides.com/

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 10:45

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:58

SPECIAL CHASSEUR FRANCAIS

 

Pierre Gauroy

L'Aventure humaine en l'an 500000

 

" Les anticipations nous propulsent dans des temps futurs. Cet avenir peut être proche mais aussi extrêmement lointain. C'est le cas de cet article publié dans Le Chasseur français en juin 1953 dans lequel Pierre Gauroy brosse un tableau de l'histoire de l'humanité de -100.000 à +500.000. Il y décrit des hommes dont les caractères physiologiques ont profondément changé. Comme souvent dans ce genre de textes c'est un homme pur esprit qui émerge. Ce surhomme peut craindre alors la perte de son humanité et de ses liens avec le reste de l'univers...

 

L’AVENTURE HUMAINE EN L’AN 500000

Quelques cent mille ans avant notre ère... Le vent glacé descendu des régions polaires balaie de ses rafales neigeuses les vastes solitudes de ce qui sera un jour la France. Des ombres glissent sur ce blanc tapis. La pâle clarté de l'aurore découvrira bientôt leur front fuyant et bas, leur mufle de brute au regard dur, leurs mandibules sans menton. Ce sont les hommes de la préhistoire qui passent."

 

la suite sur la page suivante :

http://archeosf.blogspot.com/2011/12/pierre-gauroy-laventure-humaine-en-lan.html

 

archives des années 40

http://perso.numericable.fr/cf40/

archives des années 50

http://perso.numericable.fr/mobriant/

 

Merci également au site où j'ai découvert ces textes du Chasseur Français : http://archeosf.blogspot.com

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:47

Bonjour à toutes et tous.

 

Courte chronique bande-dessinée enthousiaste aujourd'hui, sur le nouvel album post-mortem des aventures aventuro-scientifiques de Blake et Mortimer, L'onde Septimus, suite uchronique du fameux et fascinant album dessin par Edgar P. Jacobs, La marque Jaune

 

blake et mortimer onde septimus


Cette fois-ci, puisque vous n'êtes sans doute pas sans savoir que plusieurs équipes se relaient pour donner une suite à la série à un rythme soutenu, il s'agit de Jean Dufaux au scénario, Antoine Aubin & Etienne Schréder au dessin et Laurence Croix à la couleur, travail que l'on oublie trop souvent de citer.

 

Nous laissions à la fin de La marque Jaune, Olrik en cobaye échappant au contrôle du maléfique professeur Septimus et le tuant par son invention même, le contrôle des esprits humains par l'onde méga. 

Dans L'onde Septimus, un groupe de conjurés veulent reprendre les travaux fascinants de Septimus et parvenir à contrôler l'onde Méga, pour bien sûr régenter le monde, prendre le pouvoir.


Attention, je vais révéler quelques faits de l'histoire, mais c'est indispensable pour chroniquer...


Le professeur Mortimer, lui aussi, reprend, en cachette de son ami Blake, la recherche à partir d'éléments du laboratoire détruit de Septimus. Mais il lui manque un cobaye pour tester cette fameuse onde manipulatrice de l'esprit humain, afin d'aider à guérir les cas les plus graves de maladies mentales.


Mais voilà qu'Olrik redevient le cobaye de tout le monde...

Et que l'onde méga est gravement perturbée par une autre source d'onde située sous Londres, un mystérieux vaisseau découvert durant la guerre mondiale contre l'Empereur Jaune, voir Le secret de l'Espadon. 

Découverte fabuleuse qu'un ministre de l'époque avait caché à Blake, des services secrets pourtant


Cerise sur le gâteau, Septimus réapparaît, apparemment pas tout à fait mort... Il se multiplie, bientôt des centaines de Septimus à la recherche de son cobaye d'antan, Olrik, envahissent les rues de la Capitale anglaise, visiblement émanation du passager sans visage du mystérieux vaisseau...

Nous nous retrouvons là dans les tableaux de Magritte, ou encore dans certaines scènes de la trilogie filmique Matrix, mélange des deux époques, celle de Jacobs et celle des auteurs d'aujourd'hui. 

 

blake et mortimer onde septimus 2

 

Au-delà du dessin admirablement dans la lignée de l'auteur originel, tant par le trait, le découpage que par la couleur, l'album à mon sens est véritablement une réussite.

Enfin depuis la reprise de la série par divers auteurs, nous avons une véritable histoire qui décrypte et pulvérise la narration originale de Jacobs, toujours manichéenne, toujours moralisatrice, formidablement efficace du point de vue aventureuse, mais qui forcément ne nous paraît pas forcément de notre temps.

Cette fois, Blake et Mortimer rentre dans le 21ème siècle et c'est un véritable plaisir de lecteur assidu de l'oeuvre de Jacobs, une surprise plus qu'agréable.

*

Sans mésestimer le travail des autres scénaristes des albums post-mortem, leur tentative de modernisation consistait essentiellement à introduire des personnages féminins, de situer leurs personnages un peu plus en avant dans le temps et d'aborder des changements sociaux.

Surtout, le respect, ou l'obligation de "respecter l'oeuvre" par l'éditeur les mettaient dans l'impossibilité de véritablement renouveler la série. 

Il s'agissait de faire du Jacobs, de belle manière avec des idées intéressantes, mais sans plus.

Difficile alors d'être excité(e) par une lecture sans grande surprise. La narration, la manière d'envisager les personnages dataient des années quarante, cinquante au mieux. 

*

Il en va tout autrement dans ce nouvel opus. 

Impossible de savoir où nous mène le scénariste Jean Dufaux. Nous sommes constamment dans le doute. A chaque page, nous voulons tourner la suivante, comme dans les albums de Jacobs, pour savoir. 

Nous ne comprenons pas tout tout de suite. Et peut-être même jamais. 

*

Mieux, les personnages apparaissent enfin dans leurs contradictions intimes et sociales.

Les scientifiques, cyniques ou bienveillants comme Mortimer, héros de la résistance de la Civilisation Occidentale contre les Asiatiques, les jaunes dixit Jacobs, en arrivent par fascination pour l'invention de Septimus, et malgré tous les dangers pour autrui, à chercher des cobayes humains...

La raison, la morale, ne sont rien face au goût pour le pouvoir, le savoir. Mortimer devient ce qu'il a sans doute toujours été dans tous les albums, mais caché, un scientifique invétéré, prêt à tout pour le savoir.

Désapprouvé par son serviteur Nasir, taisant ses recherches à son meilleur ami Blake par peur de son jugement moral, il poursuit ses recherches malgré tout, ayant obtenu illégalement des restes du laboratoire de Septimus mis sous scellés... 


Blake, croyant être le garant de la Couronne Britanniques au service d'un gouvernement ayant à coeur les intérêts du pays, s'aperçoit que ce gouvernement, du moins un ministre, lui ment, lui a caché une découverte capitale, à lui, le plus honnête serviteur...


Olrik, personnage maléfique, n'est plus qu'une victime, un être déchu, devant se soigner par des drogues dont il dépend. 

Lui et Mortimer n'auront même pas l'occasion de s'affronter. Ils collaboreront, car il n'y a pas d'autre choix. 

*

Sans qu'on le percoive très clairement tout de suite, c'est indéniable. Jean Dufaux a rendu, donné même pour la première fois la liberté aux principaux personnages de la série.

Olrik, Blake et Mortimer sont enfin ce qu'ils sont en vérité, ce qu'ils seraient dans la vraie vie et non dans le monde fictionnel inventé par Edgar P. Jacobs.

 

Par le dessin si similaire aux albums tant aimés des années 50, 60 et 70, nous voilà plongé dans une oeuvre à deux visages, déchirée et donc qui nous trouble véritablement.

Le trait est le même, les personnages sont bien différents, passionnants, redécouverts en quelque sorte à l'aube du 21ème siècle, où le manichéisme de la guerre froide n'est plus.

Où tout est devenu confus, compliqué, où on ne sait plus où se situe le mal, l'ennemi. Sinon en soi ? 

*

Quant à Septimus, il n'existe plus, malgré sa silhouette hantant Londres et les esprits, incapables de se détacher de ce personnage qui a osé défier l'ordre moral, qui a mis la Science par-dessus tout. 

Par lui, la boîte de Pandore a été ouverte. Une découverte scientifique ne peut être enterrée et disparaître, sous prétexte d'une éthique bien improbable...

Mais ce personnage symbolisant le mal, la folie, le démiurge scientifique n'est plus que l'ombre de lui-même, une marionnette. 

Ses véritables disciples, oublieux de tous idéaux , sont les héros d'autrefois qui l'avaient combattu. Tombés de leur piédestal, ils ne sont plus que des êtres soumis à leur pulsions, sans plus de recul moral.

 

blake et mortimer onde septimus 3


Tout le monde échoue. Tout le monde a peur. Personne ne se comprend vraiment. 

Les anglais croient avoir affaire à une invasion hostile, mais est-ce bien le cas, lorsque que le passage mystérieux ne cesse de répéter "asile" ? 

L'onde Septimus nous renvoie là à une Europe obsédée par ses frontières et "l'envahisseur", "l'émigré", venu là apparemment de l'Espace.

Un empire menacé qui ne trouve de solution qu'en détruisant la menace. 

Nous sommes également dans une Grande-Bretagne hantée par ses crimes, ceux de sa civilisation technoscientiste qui a bouleversé le Monde pour le meilleur et le pire.

*

Enfin un album de Blake et Mortimer qui retrouve un véritable et profond sujet, celui de l'essentiel de l'oeuvre de Jacobs sans doute, la folie des grandeurs qui vient au détenteur du savoir, la force que donne la maîtrise de technologies sans cesse plus puissantes et les abus qu'elles entrainent fatalement...


La dernière page, diffère aussi grandement des autres albums, y compris ceux de Jacobs lui-même. La fin est ouverte, appelant à une suite, ou refermant cette histoire singulière sur une énigme à la solution perdue à tout jamais.


Il n'y a pas de morale, aucune. Il n'y a que la souffrance humaine, celle d'hommes allés au combat et que l'on ne peut soulager de leurs cauchemars. Des hommes plus vraiments humains, des victimes de la Science, de la peur, porteur d'un message que personne ne prend le temps d'écouter. 

*

Nous ne pouvons que remercier les auteurs de cette Onde Septimus, particulièrement bien sûr Jean Dufaux, ainsi que les éditions Blake et Mortimer pour enfin avoir eu l'audace paradoxalement de faire du Jacobs.

C'est à dire l'affirmation d'une vision du monde, une vision des personnages bien différente de celle de Jacobs certes, opposée et d'un rare pessimisme, mais qui redonne un souffle à la série, une crédibilité retrouvée. 

Vivement la suite...

Gulzar Joby

 

P.S. : 

Pour voir les cinq premières planches esquissées :

http://www.centaurclub.com/forum/viewtopic.php?f=130&t=1472

La page de l'éditeur :

http://www.dargaud.com/blake-mortimer/album-6486/londe-septimus/

La page facebook de passionné(e)s de la série :

https://www.facebook.com/blake.jacobs.mortimer?fref=ts

 

Evidemment, impossible en ce moment de forte actualité Blake et Mortimer de ne pas signaler une très belle ressortie, L'énigme de l'Atlantide, mais dans la version publiée originellement dans le journal Tintin.

 

blake-et-mortimer-bd-volume-7 Engime atlantide version tint


L'album est un peu onéreux, mais il procure un plaisir de lecture rare. On retrouve les couleurs d'impression de l'époque, la bannière de haut de page avec le résumé de l'histoire donnant l'ambiance feuilletonnesque, un découpage plus poussé de l'histoire que dans l'album publié par la suite. 

http://www.dargaud.com/blake-mortimer/album-6606/enigme-de-latlantide-version-journal-tintin/

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:33

SPECIAL CHASSEUR FRANCAIS

 

André Baudet

Le commerce dans cent ans ( 1932 - 2032 )

La projection à cent ans fut fort à la mode. Aujourd'hui la prospective porte souvent sur des dates plus proches. André Baudet, espérantiste, imagine en 1932 ce que sera le commerce cent ans plus tard dans un discours reproduit dans Le Chasseur français en mars 1933 (1).  

Le Chasseur français proposait de nombreuses rubriques et parfois des anticipations. Il ne s'agit pas d'espérer y trouver de véritables fictions, plutôt des articles à tendance conjecturale.

Deux rubriques sont assez riches: "Par-ci, par-là" qui rassemble de nombreux varia et "Le mois scientifique". 

LE COMMERCE DANS CENT ANS

 

Un auteur français du XVIIe siècle a écrit : « Si l’on juge par le passé de l’avenir, quelles choses nouvelles nous sont inconnues dans les arts, dans les sciences, dans la nature et, j’ose dire, dans l’histoire! Quelles découvertes ne fera-t-on point ! Quelles différentes révolutions ne doivent pas arriver sur la face de la terre, dans les Etats et dans les Empires ! quelle ignorance est la nôtre ! et quelle légère expérience que celle de six ou sept mille ans !» (La Bruyère.)

La Bruyère, lorsqu’il écrivait ces lignes, ne soupçonnait pas qu’en 1932, c’est-à-dire moins de trois siècles plus tard, on communiquerait sans fil d'un bout à l’autre du monde, qu’on irait de France en Indochine en moins de cinq jours et que, dans le même laps de temps, on traverserait le Nord-Atlantique en avion, que les routes verraient passer des bolides faisant 120 kilomètres à l’heure, qu’à travers Persiennes et fenêtres closes, confortablement installé chez soi, on entendrait des concerts donnés à l’autre bout de l’Europe, que des colons perdus dans la plus profonde brousse africaine resteraient en communication par T. S. F. avec le reste du monde, que le cinéma et surtout le cinéma parlant ressusciterait la vie.

La suite sur :

http://archeosf.blogspot.fr/search?q=LE+COMMERCE+DANS+CENT+ANS

 

André Baudet

(Extrait du discours,prononcé en esperanto au XXIVe Congrès Universel d’Esperanto)

in Le Chasseur Français, n° 516, mars 1933

 

Merci au site http://archeosf.blogspot.com où l'on peut aussi acheter de chouettes textes anciens souvent introuvables sous forme numérique.

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 20:47

affiche journées lumière temps livres

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:04

Bonjour à toutes et à tous.

 

Aujourd’hui, contrairement à l’habitude de ce blog, je vais chroniquer un film introuvable en dvd, quasiment impossible à voir…

Que j’ai eu la chance toutefois de visionner à la cinémathèque de ma ville, après qu’elle ait obtenu l’autorisation des ayant-droits et payé une assurance pour le transport de la pellicule. 

 

croisieres siderales

 

Curiosité donc que cette comédie de Science-fiction français tournée en 1942 aux studios d’Epinay-sur-Seine près de Paris, Croisières sidérales d’André Zwobada ; un film qui mériterait vraiment d’être édité en dvd, tant il est plaisant et plein de trouvailles de qualité, esthétiques et narratives.

Evidemment soumis à la censure du régime de Vichy, Croisières sidérales parvient tout de même à travers une fable scientifique à exprimer l‘air du temps d‘alors, assez fétide politiquement comme l‘on sait... Au visionnage, le film oscille sans cesse entre critique de la France de la collaboration et du Monde en guerre et défense des valeurs du Maréchal Pétain, sans pour autant qu’on soit sûr qu’il s’agisse bien d’une défense…

 

croisieres siderales 26

 

Un couple de scientifiques, Françoise et Robert Monier, s’apprête à rejoindre et explorer la stratosphère à bord d’un ballon pressurisé, fierté de la Science Française. Malheureusement, Robert a un accident de camion et doit rester à l’hôpital. Comme le départ ne peut être remis, Françoise part avec Lucien, un assistant de laboratoire dont l’épouse s’apprête à accoucher. 

L’ascension se passe bien, jusqu’à un malheureux accident qui propulse le ballon dans les cieux intersidéraux à très grande vitesse. Heureusement, Françoise parvient à inverser la trajectoire, et voilà nos deux héros redescendus sur Terre, guère loin de Paris.

Sauf qu’ils sont revenus vingt-cinq années après leur départ, en 1966… 

 

croisieres siderales 19

 

Françoise retrouve donc son époux Robert bien plus vieux qu‘elle et Lucien un fils plus grand que lui...

Après une période de doute, la Science constate donc la véracité des théories de relativité du temps. Un ancien collègue de Lucien, devenu financier s’intéresse alors de près à ce nouveau marché, le voyage dans le temps, la jeunesse préservée. 


croisieres siderales 17

 

Se monte alors une vaste entreprise de voyage. De la gare sidérale, Robert Monier repart pour un voyage avec un ballon croisière afin de retrouver Françoise quinze jours sidéraux plus tard. Tous deux auront alors le même âge…

Chaque passager ayant payé fort cher le voyage a ses raisons ; toucher l’héritage d’un oncle qui oh ! surprise lui aussi fait la croisière, un voleur voulant échapper à la police, un jeune couple très amoureux, une femme qui n’a plus envie de vivre, un vieux monsieur misanthrope, une actrice passée de mode, etc...  

 

croisieres siderales 30

 

Suite de nouveau à un accident provoqué par Lucien désirant supprimer la gravité artificielle pour blaguer, le ballon croisière se retrouve sur Vénus, où vivent des indigènes pacifiques, refusant de suivre la voie de la Terre en désordre constant, incapable de contrôler ses avancées scientifiques. 

Malgré tout, les voyageurs repartent, hormis le jeune couple amoureux, hors du temps…

De retour à la gare sidérale, Françoise et Robert Monier se promettent de repartir, mais cette fois pour la campagne, sur notre bonne vieille Terre…

 

croisieres siderales 6

 

Voilà pour l’histoire. 

Le film, lui, oscille sans cesse entre comédie jubilatoire, critique sociale, grossières ficelles scénaristiques et réalisme technologique.

Comme expliqué en préambule du film par un carton, Croisières sidérales est basé sur un vrai principe d’astrophysique, la relativité du temps théorisé depuis peu. En voyageant très vite, près de la vitesse de la lumière, puis en revenant sur Terre, les voyageurs seraient effectivement plus jeunes que les terriens restés sur place, dans l'espace-temps référentiel…

 

croisieres siderales 3


La part de véracité ne s’arrête pas là.  

Le réalisme du premier ballon très allongée est frappante, avec sa cabine de forme sphérique, très semblable au ballon du tour du monde de Bertrand Picard et Brian Jones ou celui du saut de Felix Baumgartner.

Les plans larges du ballon au-dessus des paysages nuageux sont très réalistes, bien que réalisés évidemment en studio. Le charme opère. L’on se prend vraiment à croire à ce voyage.

Mieux, lorsque François et Lucien se retrouve dans l’espace intersidéral et parviennent à freiner leur ballon devenu bolide, l’apesanteur est bien représentée à l’écran. Les deux aventuriers marchent au plafond…

L’astuce utilisée est la même que celle, réutilisée donc, dans 2001, l’Odyssée de l’Espace, un décor circulaire tournant sur son axe, avec une caméra fixée au décor mouvant. L’illusion de l’absence de gravité est ainsi spectaculaire. 

 

croisieres siderales 22

 

Mêlée à la comédie principalement apportée par les personnages de Lucien, joué par le célèbre Carette, et le voyageur misanthrope, joué par Jean Dasté, la véracité se fait aussi sociale… Et sonne très juste. 

Tout d’abord, le film commence par l’inauguration du ballon, dans un nationalisme scientifique qui fait écho aux prix Nobels, à la compétition technoscientifique débutée au dix-neuvième siècle entre les nations européennes, les USA et le Japon. 

Vaincue, occupée en 1942, la France de fiction conserve toute son indépendance perdue…

 

Croisières sidérales se conclut également sur un message très clair du retour à la terre, au terroire français, idéologie importante du régime de Vichy, prônant l'amour de la Patrie, de ses racines paysannes. L'on peut y trouver là une fin susceptible de plaire à la censure, histoire de faire passer le reste du film, beaucoup plus tendancieux.

Mais pour autant, si on oublie cet aspect historique, la fin reste simplement doucereuse...


croisieres siderales 24

 

Ensuite, la folie médiatique, omniprésente tout au long du film. Lucien avant de monter dans le ballon, donne même des photos qu’il avait pris soin de préparer à un journaliste pour être bien sûr d’être à la une ; journalistes qui disposent même de téléphone portable en 1966…

Les journaux s’emparent aussi bien sûr du fabuleux retour de Françoise et Lucien, plus jeunes de vingt-cinq ans, et alimentent la polémique, canular ou réalité ? 

 

croisieres siderales 2

 

Mi anticipation, mi allusion à la France de 1942, le film donne à voir une Police assez présente. Mais loin d’être uniquement un instrument d’oppression d’une dictature elle répond plutôt à la demande de nombre de personnages, notamment les passagers aisés du ballon croisière, qui réclament à corps et à cris de la sécurité, exprimant à maintes reprises leur besoin irrépréhensible d’Ordre… Sans en préciser d’ailleurs la nature. 

 

croisieres siderales 21

 

Croisières sidérales traite aussi longuement dans la seconde partie de l’exploitation commerciale exacerbée d’un phénomène d’astrophysique, ce qui à ma connaissance, ne s’est encore jamais fait, hormis peut-être la vente de lunettes astronomiques aux particuliers. Et encore s’agit-il là plus d’Astronomie. Jamaisencore l'énergie des trous noirs n'a été exploitée...

le film aborde véritablement un sujet SF, traité sur le fond très sérieusement.

L’entrepreneur qui décide de construire une gare stellaire, des ballons croisière est d’un rare cynisme, s’adressant par ces mots à Robert Monier, Vous, vous explorez, moi j’exploite !  

 

croisieres siderales 5

 

La longue scène de réunion avec le couple Monier, Lucien et ses conseillers techniques et artistiques vaut son pesant d’or. Un véritable hymne à l’exploitation des masses, des pulsions humaines essentielles à seule fin de faire de l’argent.

Scène d’une rare modernité, tandis que par les baies vitrées, des engins volants traversent le ciel du Paris de 1966…

 

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Enfin, plus philosophiquement, les besoins d’échapper à la Terre, au monde réel jugé insoutenable, de ralentir le temps, d’échapper illusoirement à la vieillesse, sont très bien traités à travers les différents passagers du ballon croisière, qui se croisent au bar. 

La visite sur Vénus trouve alors sa place dans le film, même si aujourd'hui, c'est certainement la partie du film la plus naïve, la plus cliché cinématographique du genre SF des années 30 à 50. 

Avec peu de choses, les différents caractères apparaissent et nous touchent, tandis que l’équipage, composé essentiellement de jeunes hôtesses, reste anonyme. Leurs motivations sont profonde, cynique ou superficielle, mais reflètent très bien finalement l’ambiance de la France occupée, déchirée entre sombre réalité et désir d’évasion. 

 

croisieres siderales 7

 

C’est ce mélange de gouaille de titi parisien, de comique de situation servi par des répliques à la Sacha Guitry, d’avancée technologique, de véritable théorie d’astrophysique, de ficelles grossières de scénario, d’anticipation et de critique sociale qui fait le charme de Croisières sidérales, film refusant de se prendre au sérieux et assumant totalement son côté divertissant ; pour au final parvenir à parler du monde réel avec une certaine dureté.

Celui de la France de 1942, où nombre de personnes n’ont pas eu la chance de s’envoler dans les étoiles pour échapper à leur funeste destin

 

Gulzar

 

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Photos inédites du tournage

Ayant lu la chronique publiée sur le blog 36, Pierre Zwobada, le fils du réalisateur, m'a fort gentiment envoyé quelques photos du tournage en sa possession. Je vous les offre donc.

On peut faire le parallèle dans les trucages avec 2001, l'Odysée de l'Espace, afin de recréer la sensation d'apesanteur dans le décor...

 

Croisiere Sidérale tournage 4

Croisiere Sidérale tournage 3

Croisiere Sidérale tournage 5

Croisières sidérales tournage 1

Croisières sidérales tournage 2

Croisières sidérales tournage 6

Grande taille...

Croisières sidérales tournage 6


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Published by 36 quai du futur - dans CARNET DE NOTES
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