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Bienvenue à toutes et à tous. Je suis Gulzar Joby, auteur de Science-fiction. Retrouvez mes parutions, mon carnet de notes et les autres rubriques de mon blog.

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Gulzarama - épisode 181 - lundi 25 juin

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Résumé

Wictorius dans les poires

 

Le plus grand espion brazilien avait survécu à l’effroyable choc. Le corps meurtri, Wictorius émergea du cockpit dangereusement penché, les lunettes d‘aviateur de travers et le cœur en peine. La bouteille de liqueur Machu Pichu subtilisée au Milliardaire avant de s’enfuir de la Crème Chantilly s’était brisée.

- C’est un  attentat ! On veut me tuer ! 

Reprenant ses esprits, Wictorius dut admettre qu’il n’était peut-être pas à trois mille pieds. Ou qu’à trois mille pieds se trouvait un verger qui n‘avait rien à faire là. Tel un oiseau mourant, l’aéroplane s’était piteusement échoué au sommet d’un arbre. 

Manquant de tomber, Wictorius goûta un fruit. Toute information était bonne à prendre pour estimer sa pénible situation. Même sans son implant gustatif fruits et légumes du monde moderne, il sut qu’il s’agissait d’une poire.

- Pas mauvaise. Bon, je fais quoi, maintenant ? 

Manquant de se rompre le cou, Wictorius parvint à s’extraire de l’aéroplane et à descendre de l’arbre. Faisant le tour du poirier, il constata les dégâts subis par sa monture motorisée. Les ailes de l’aéroplane étaient en miettes. De la toile restait accrochée un peu partout sur les arbres alentours, des morceaux de bambous jonchait le sol fertile de ce coin de France. Cependant, le moteur, l’hélice, le moteur et une bonne partie du cockpit paraissaient plus ou moins intacts. Ce Santos-Dumont construisait du solide ! Quelques réparations et la Demoiselle 37 redécollerait, tel le Phénix ! 

Mais il y avait plus urgent. Grâce à sa grande expérience d‘espion, Wictorius sut ce qu’il devait faire pour survivre en ces circonstances délicates, seul, entouré d‘ennemis implacables qui ne voulaient que sa perte. Sous la pâle lueur de l’aube, il se fit un sac d’un morceau de toile avec une habileté consommée et ramassa les poires qu’il jugea les plus mûres. 

 

La suite demain ! 

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