Bienvenue à toutes et à tous. Je suis Gulzar Joby, auteur de Science-fiction. Retrouvez mes parutions, mon carnet de notes et les autres rubriques de mon blog.
Le devoir des japonaises
Sensei Isoroku Yamazuky se prit à réfléchir aux paroles de son humanoïde jardinier. Après tout, il n’avait pas tout à fait tort. Il devait exiger des compensations pour le don de quelques unes de ses armes végétales !
- Dites-moi cher espion, êtes-vous autorisé à quelque négociation avec une nation amie ?
- Dans la mesure du raisonnable, oui. Je suis au service de la Grosse Citrouille, tout de même ! Que souhaitez-vous donc négocier ?
- Oh, trois fois rien ! Nous n’avons guère d’échange avec les autochtones braziliens de la région, qu’auraient-ils à nous apporter ? Nous sommes autonomes et évidemment très avancés technologiquement, mais si loin de notre archipel… La route est longue jusqu’à la plus proche gare aérienne de Belém. Serait-il possible d’obtenir une ligne spéciale jusqu’à notre Terre Nipponne Véritable en échange de quelques merveilles végétales de combat ? Un seul cargo à haute vitesse transocéanique nous suffirait !
Tout en quittant le mini Palais de Kyoto, Wictorius trouva la demande étrange. Peut-être que ces japonais exportaient de la fraise ou des fleurs fragiles ?
- Le Brazil possède une flotte très importante, cela ne devrait pas être insurmontable de vous trouver un tel cargo d’occasion…
- Bien sûr, nous construirions notre propre gare !
Intriguée elle aussi par cette demande, Beatrix se rapprocha de Sensei Yamazuky.
- Que transporteriez-vous dans un tel engin si dispendieux ?
- Mais nos précieux enfants ! Si le trajet est trop long, ils deviennent insupportables ! Certains même tombent malades…
- Pourtant, aller en vacances au Japon doit les réjouir !
Offusqué, Sensei Yamazuky s’assit sur un banc de pierre.
- Il s’agit bien de vacances ! Ils sont destinés à repeupler notre pauvre Archipel vieillissant ! Ma propre épouse, paix à son âme, a donné trente-deux enfants à l’Empire !
La suite demain !